Liban : situation relativement stable malgré la crise syrienne

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Alors que le Conseil de sécurité doit examiner mardi après-midi, à huis clos, la situation au Liban, une situation décrite comme relativement stable et calme, un attentat à la voiture piégée a blessé une cinquantaine de personnes dans les quartiers chiites, au sud de Beyrouth, non loin de Beir el-Abed.

Les membres du Conseil sont saisis du dernier rapport de Ban Ki-moon, qui couvre une période de quatre mois allant du 1er mars au 28 juin. Dans ce document, le Secrétaire général fait valoir que, malgré les conséquences de la crise syrienne et les tensions accrues, la situation au Liban est restée stable et calme le long de la Ligne bleue et dans la zone d'opérations de la Force intérimaire des Nations Unies au Liban (FINUL). Ban Ki-moon souligne que cette stabilité est garantie par la neutralité et la dissociation des autorités libanaises vis-à-vis du conflit syrien, mais aussi par les efforts du Liban et d'Israël pour maintenir la trêve au Sud-Liban.

Pourtant, selon le Secrétaire général, les sources d'inquiétude quant à la situation au Liban, ne manquent pas notamment l'absence de progrès en vue d'un cessez-le-feu et d'un règlement du conflit israélo-libanais; la présence entre la Ligne bleue et la rivière Litani de personnels armés et d'armes autres que ceux du Gouvernement libanais et de la FINUL; les survols incessants du Liban par l'aviation israélienne; sans oublier le non-retrait par Tsahal du village de Ghajar.

Pour Ban Ki-moon, il y a bien d'autres raisons d'être préoccupé. Il cite ainsi les entraves à la liberté de circulation de la FINUL; l'augmentation des incidents à la frontière libano-syrienne; ou encore l'implication de citoyens libanais dans les combats en Syrie. Aussi, le Secrétaire général engage-t-il les dirigeants libanais à former rapidement un gouvernement efficace. Il exhorte les responsables des camps palestiniens à continuer de coopérer pour assurer le maintien de l'ordre. De même, il insiste une nouvelle fois sur la nécessité de voir progresser le processus du règlement du différend sur la question des fermes de Chebaa.

Enfin, en conclusion, et comme condition sine qua non, le Secrétaire général insiste sur le fait que la communauté internationale doit maintenir son unité au cours des prochains mois.

(Mise en perspective : Jérôme Longué)

Classé sous Conseil de sécurité, L'info.
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25/07/2014
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