Haïti/OIM : plus de trois après le tremblement de terre des dizaines de milliers de déplacés vivent encore dans des camps

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La matrice de suivi du déplacement (DTM) est un outil de surveillance visant à suivre les mouvements des personnes déplacées internes et à fournir des informations mises à jour sur les conditions de vie dans les camps et les sites d'hébergement, et ce afin d'appuyer les actions du groupe chargé de la coordination de l'abri d'urgence et de la gestion des camps et d'autres acteurs humanitaires et du relèvement. La DTM est gérée par l’Organisation internationale pour les migrations (OIM), en partenariat avec la Direction de la protection civile.

Les évaluations sont réalisées sur une base bimensuelle sur tous les sites de personnes déplacées identifiés dans la zone métropolitaine de Port-au-Prince et les régions du sud et du sud-est affectées par le tremblement de terre du 12 Janvier 2010. La DTM a été utilisée pour suivre la population vivant dans les sites de déplacés depuis mars 2010 et a été révisée en octobre 2010 pour répondre à la nature changeante des besoins en information du fait de l'évolution de la situation du déplacement.

La DTM intègre également les commentaires des partenaires impliqués dans les programmes de retour. L’OIM invite ses partenaires à signaler sur quels sites ils ont des activités de retour en cours et, si possible, à fournir des mises à jour sur la population restante sur ces sites. Cette information est utilisée pour actualiser la base de données de la DTM en conséquence.

Dans le cas où le site ne peut être visité pour des raisons de sécurité, l’OIM continue d’utiliser des images aériennes comme base pour les estimations démographiques. L’OIM continue à utiliser diverses méthodes de collecte de données afin d’assurer que l’information la plus à jour soit disponible.

Les sept communes de l'aire métropolitaine sont : Carrefour, Cité Soleil, Croix des Bouquets, Delmas, Pétion-Ville, Port-au-Prince et Tabarre. Les régions du Sud incluent Léogâne, Gressier, Petit-Goâve, Grand-Goâve et Jacmel.

La DTM offre un ensemble d'informations plus concises sur l'identification des sites de déplacés et sur les mouvements de population des déplacés en Haïti.

Trois ans après le séisme dévastateur qui a frappé Haïti en janvier 2010, on estime qu'environ 278 945 individus, soit près de 70.910 ménages demeurent encore sur 352 sites de déplacés. De plus, les évaluations font état de 70 634 déplacés, soit 15375 ménages qui vivent dans de grands centres d'hébergement informels tels que ceux de Canaan, Jérusalem, et Onaville ainsi que dans des abris transitoires. Des discussions sont en cours avec les parties prenantes afin de déterminer si ces populations devraient continuer à être incluses parmi les déplacés.

Comparativement à 2010, cela représente une diminution d'environ 80% de la population déplacée et une diminution d'environ 77% du nombre global de camps.

Selon d'autres estimations, 41106 personnes déplacées, soit 10439 ménages déplacés ont quitté les camps pour cette période, indiquant une Diminution de 13% de la population déplacée. La dernière fois qu'un taux aussi élevé avait été observé remonte à Avril 2012. Ce taux représente quasiment le double de la baisse observée à la période précédente, estimée à 8%. De manière similaire, une baisse du nombre de camps est observée, correspondant à 33 sites pour cette période.

Les programmes de retour sont responsables de la diminution des camps fermés dans la majorité des communes, et sont le principal facteur ayant contribué au départ des personnes déplacées des sites ouverts; ils ont contribué à la relocalisation de 9348 ménage déplacés, soit la plus grande diminution jamais observée et le double de ce qui avait été rapporté pour la période précédente.

(Extrait sonore : Gaëlle Sévenier, porte-parole de l’OIM à Genève)

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28/07/2014
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