Éthiopie : le chef du HCR félicite le gouvernement pour l’ouverture de ses frontières et sa politique d’asile

Écouter /

Antonio Guterres, Haut Commissaire des Nations Unies pour les réfugiés (UN Photo/Jean-Marc Ferré)

Le Haut Commissaire des Nations Unies pour les réfugiés (HCR), António Guterres, a salué vendredi l’Éthiopie pour les efforts considérables que ce pays accomplit pour aider son voisin, la Somalie, à sortir de la guerre et à se reconstruire. L’Ethiopie accueille en outre plus de 400.000 réfugiés.

Pour la troisième et dernière étape de sa mission dans la région – il s’est auparavant rendu en Somalie et au Kenya -, António Guterres a félicité l’Ethiopie pour l’ouverture de ses frontières ainsi que pour sa politique d’asile, indiquant que ce pays était « un pilier en matière de protection des réfugiés. »

Le HCR travaille avec le Gouvernement éthiopien et d’autres partenaires pour répondre aux besoins de 240.000 réfugiés somaliens environ, situés dans les zones de Jijiga et Dollo Ado dans l’est de l’Ethiopie. Le pays accueille également plus de 73.000 réfugiés Érythréens, 62.000 Sud-Soudanais et plus de 30.000 Soudanais.

Le HCR et le Gouvernement éthiopien ont développé des procédures pour faciliter l’acheminement de l’aide humanitaire à l’intérieur de la Somalie, pays où un début de paix s’est instauré pour la première fois depuis plus de deux décennies.

Un programme visant à permettre aux réfugiés qualifiés de travailler hors des camps va également être renforcé. Dans le cadre de ce projet, près de 1200 réfugiés érythréens sont inscrits dans des universités. Un programme que M. Guterres, suite à une rencontre avec un groupe de jeunes diplômés, a qualifié de « remarquable ».

La mission du chef du HCR dans la région cherche à promouvoir une initiative mondiale afin de trouver des solutions durables pour les réfugiés somaliens. « En tant que pays hôte de la deuxième plus importante population de réfugiés somaliens après le Kenya, et en tant que voisin influent, le rôle de l’Ethiopie est essentiel », a indiqué António Guterres.

« L’Ethiopie montre l’exemple en ce qui concerne la protection des réfugiés », a déclaré M. Guterres, tout en s’inquiétant de la hausse du nombre des réfugiés en Ethiopie et du montant limité des ressources. En conclusion, il a exprimé sa préoccupation devant le sort de 1700 enfants érythréens séparés et non accompagnés vivant dans le camp de réfugiés de Mai-Aini.

(Mise en perspective : Jérôme Longué)

Le dernier journal
Le dernier journal
15/09/2014
Loading the player ...