ECOSOC : l'extrême pauvreté a diminué de moitié

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Le Conseil économique et social a ouvert, ce lundi 1er juillet à Genève, le débat de haut niveau qui se tient jusqu’au 4 juillet dans le cadre de sa session de fond de 2013. Lors de cette session, le Secrétaire général de l’ONU a rappelé l’urgence de l’échéance de 2015 pour atteindre les objectifs du Millénaire pour le développement. Ban Ki-moon est revenu sur les grandes lignes du Rapport sur les OMD 2013 qui souligne notamment que la part des personnes vivant dans la pauvreté extrême a diminué de moitié dans le monde.

Des progrès substantiels et significatifs ont été accomplis pour parvenir à plusieurs des objectifs du Millénaire y compris réduire de moitié le nombre de personnes vivant dans l’extrême pauvreté et de la proportion de la population sans accès durable à l’eau potable. Devant le Conseil économique et social, le Secrétaire général de l’ONU s'est dit convaincu de la possibilité d’atteindre l'objectif de réduire de moitié, entre 1990 et 2015, la proportion de la population qui souffre de la faim dans le monde. Mais derrière ces chiffres prometteurs, restent de nombreux défis énumérés par Ban Ki-moon à Genève. Il s'agit entre autres de la perte de biodiversité et l'élévation des émissions de gaz à effet de serre ou les obstacles à la parité homme-femme.

Selon le Chef de l'ONU, dix-neuf mille enfants de moins de cinq ans meurent tous les jours, la majorité du fait de maladies évitables. Autre défi relevé par Ban Ki-moon, les écarts entre régions, entre pays mais également les disparités sociales au sein même des pays. Ainsi par exemple, 83% de la population n’ayant pas accès à une source d’eau potable de meilleure qualité vivent dans des communautés rurales. « La communauté internationale doit à cet égard intensifier son action, en particulier pour remédier aux écarts entre les régions et entre les groupes sociaux. Le système des Nations Unies est prêt à aider les États membres dans cet effort », a fait remarquer le Secrétaire général de l'ONU.

Par ailleurs, Ban Ki-moon a souligné que le besoin d'innovation est manifeste, alors que près de 40% de la population mondiale dépend encore de sources énergétiques qui engendrent des émanations toxiques suscitant près de deux millions de décès par an. En outre, il faudra produire au moins au moins 70% de denrées alimentaires en plus pour répondre à la demande croissante et parvenir à la sécurité alimentaire. La communauté internationale doit aussi tirer parti des possibilités qu'ouvrent les moyens techniques déjà disponibles, comme par exemple le téléphone portable. Mais l'innovation ne consiste pas seulement dans les produits sophistiqués : l'innovation dans les modèles commerciaux est tout aussi importante, a assuré le Secrétaire général de l'ONU.

(Mise en perspective d'Alpha Diallo à Genève ; avec un extrait sonore de Ban Ki-moon, Secrétaire général de l'ONU)

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31/07/2014
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