ECOSOC : la Côte d'Ivoire met en garde contre les effets du chômage des jeunes en Afrique

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Des coupures de billet du franc CFA circulant en Côte d’Ivoire et dans plusieurs pays francophones d’Afrique où le chômage est une réelle bombe à retardement (Photo : IRIN).

Le Conseil économique et social a tenu ce jeudi matin une table ronde sur le thème «Perspectives et problèmes du système des Nations Unies pour le développement: Les attentes des États Membres». Au cours des débats, le Ministre de la planification et du développement de la Côte d’Ivoire a indiqué que l’industrialisation, la sécurité alimentaire, la paix, la sécurité, la stabilité sont parmi les défis importants à relever

Par de nombreux pays africains. Mais Albert Toikeusse Mabri a surtout prévenu sur les dangers de cette bombe à retardement qu'est le chômage des jeunes en Afrique.

Selon le Ministre ivoirien, le chômage des jeunes est à la base des conflits vécus aujourd'hui sur le continent africain. « Nous ne pouvons pas régler ce problème lorsque nous mettons dans un pays sortant de conflit, en gérant uniquement des préoccupations concernant seulement des jeunes qui ont pris des armes », avertit Albert Toikeusse Mabri.

« Si vous réglez la situation de ceux qui ont pris les armes en ignorant les autres, vous créez donc l'iniquité qui fait que ceux qui n'ont pas pris les armes hier pensent qu'ils faut prendre les armes pour pouvoir avoir des opportunités », met-il en garde devant les délégués réunis à Genève autour du Conseil économique et social.

A cet égard, le Ministre ivoirien est revenu sur cette visite effectuée il y a quelques mois par le Président de la Banque africaine de développement (BAD) dans son pays. « Lors de cette visite, il nous indiquait que la BAD était prête à investir dans l'Ouest de la Côte d'ivoire, dans l'Est du Libéria, en Sierra Leone et en Guinée, pour ne pas faire de cette région un deuxième Kivu en Afrique ». Selon Yamoussoukro, cela appelle donc à gérer globalement la question des jeunes « qui est le défi le plus important aujourd'hui et qui aura une incidence sur la croissance, le développement et la stabilité au niveau de notre pays ».

Il a ensuite relevé que les défis du programme pour le développement après 2015 sont bien connus aujourd’hui, citant notamment le développement durable, la maitrise de la croissance naturelle de la population des pays du sud, le vieillissement des populations du Nord, ou encore la réduction des inégalités et l’amélioration des cadres de vie et l’urbanisation.

(Extrait sonore : Albert Toikeusse Mabri, Ministre de la planification et du développement de la Côte d’Ivoire)

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30/07/2014
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