Côte d'ivoire : la société civile conseille une approche inclusive sur le foncier, le code électoral, la CEI et la sécurité

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En Côte d'Ivoire, la Convention de la Société civile ivoirienne (CSCI) a récemment organise sa 3ème conférence publique trimestrielle sur le thème « L'émergence : quelle forme de gouvernance ? ».

Les échanges ont porté sur la gouvernance politique, notamment les questions sur la nationalité, le foncier, le dialogue politique et la gouvernance institutionnelle. On écoute l'évaluation qu'en dresse Christophe Kouamé, Coordonnateur national de la C/S/C/I au micro d'ONUCI-FM.

Cette conférence a permis à la CSCI de se prononcer sur la méthodologie employée par le gouvernement dans le traitement des questions de la nationalité, du foncier, du code électoral, de la réforme de la CEI, ainsi que du dialogue politique. L'objectif final étant de contribuer à l'émergence de la Côte d'Ivoire.

Cette activité s'est tenue en présence des organisations membres de la CSCI et elle a été rehaussée de la présence des représentants de plusieurs institutions dont le Conseil constitutionnel, et les ministères de l'intérieur et de la sécurité, du plan et du développement, de la justice, de l'agriculture, mais aussi de l'ONUCI, de la Commission de la CEDEAO, de la Délégation de l'Union européenne, de l'Ambassade des Etats-Unis, de Freedom House et du CN MCC.

La déclaration adoptée par CSCI recommande notamment au Président de la République d'exprimer une volonté et un engagement forts dans la lutte contre la corruption, l'enrichissement illicite et l'impunité; de prendre de façon impérieuse une loi spécifique sur l'enrichissement illicite, dans la perspective de l'émergence de la Côte d'Ivoire, conformément aux accords de Linas Marcoussis, pour compléter le dispositif institutionnel de la lutte contre la corruption ; et de se pencher sur la situation de la CSCI.

De son côté le Gouvernement devrait privilégier une approche inclusive et consensuelle en favorisant un dialogue politique incluant les forces politiques de l'opposition et la société civile pour les réformes délicates et cruciales relatives à la nationalité, au foncier rural, au code électoral, à la CEI, au secteur de la sécurité, à la justice et à la constitution ; et intensifier les efforts pour améliorer la gouvernance, facteur indispensable, afin que les fruits de la croissance soient profitables à l'ensemble de la population.

Des recommandations existent également pour l'Assemblée nationale et l'opposition. Cette dernière est invitée à poursuivre le dialogue politique avec le gouvernement dans l'intérêt de la nation. Pour leur part l'ONU, l'Union africaine et la CEDEAO doivent, toujours selon la Conférence, oeuvrer dans l'optique d'une sortie définitive de crise en Côte d'Ivoire en tant que témoins de la signature des accords de ''Linas Marcoussis.

(Interview : Christophe Kouamé, Coordonnateur national de la CSCI ; propos recueillis par Bob Quenum, ONUCI-FM)

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22/09/2014
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