Turquie : le gouvernement doit agir pour apaiser les tensions, selon Navi Pillay

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Navi Pillay

La Haut-Commissaire des Nations Unies aux droits de l’homme, Navi Pillay, a salué mardi 18 juin, la décision du Gouvernement de Turquie, prise la semaine dernière, de geler le projet de réaménagement du parc de Gezi à Istanbul, en attendant une décision de justice, et de soumettre ensuite cette question à un référendum. Elle a déclaré néanmoins que l’atmosphère reste très tendue.

«Il est important que les autorités reconnaissent que leur réaction initiale très musclée face aux manifestants a fait un grand nombre de blessés, constitue une partie importante du problème actuel », a souligné Navi Pillay dans un communiqué de presse.

« En raison de cette réaction, le mouvement de protestation a pris de l’ampleur, les manifestants en venant à contester d’autres aspects de la politique du Gouvernement, y compris son approche en matière des droits de l’homme, dont la liberté d’expression, d’opinion et de rassemblement », a-t-elle ajouté, alors que quatre personnes sont mortes jusqu’à présent, dont un policier.

« Le gouvernement doit prendre toutes les mesures nécessaires afin que la police n’use de la force de manière excessive ou ne commette des violations des droits de l’homme. L’objectif recherché doit être de minimiser les risques de dégâts ou de blessures et de préserver et protéger la vie », a rappelé Navi Pillay.

Selon la Haut-Commissaire, le Gouvernement est responsable des actions de ses forces de sécurité, en particulier lors des épisodes de troubles sociaux. Tout usage excessif de la force doit être puni, afin que la confiance dans les autorités et leur capacité à faire respecter la loi soit préservée.

(Mise en perspective : Cristina Silveiro)

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31/07/2014
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