Syrie: le Conseil des droits de l'homme de l'ONU condamne l’intervention de combattants étrangers

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Des enfants syriens dessinant des drapeaux dans un camp d’Islahiye en Turquie (Photo: IRIN).

Le Conseil des droits de l’homme des Nations unies a condamné, ce vendredi 14 juin à Genève, l’intervention de tous les combattants étrangers en Syrie, et en particulier ceux du Hezbollah. Une résolution en ce sens, déposée notamment par les Etats-Unis, le Qatar, la Turquie et l’Arabie saoudite, a été adoptée par 37 voix pour, une voix contre (celle du Venezuela) et 9 abstentions. D’une façon générale, la résolution condamne toutes les violences, en particulier celles exercées contre les civils, « quelle qu’en soit l’origine, notamment les actes terroristes et les actes de violence qui peuvent susciter des tensions sectaires ».

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Seul le Venezuela a voté contre cette résolution sur la détérioration de la situation des droits de l'homme en Syrie. Adoptée par 37 voix pour et neuf abstentions, le Conseil des droits de l'homme a condamné toutes les violences, en particulier celles exercées contre les civils. Il dénonce aussi les violations persistantes commises par les autorités syriennes et les milices pro-gouvernementales, les Shabbiha.

Le texte s'insurge également dans les termes les plus énergiques contre tous les massacres commis.  Il condamne fermement l'intervention de tous les combattants étrangers en Syrie et en particulier ceux du Hezbollah. Le texte souligne avec préoccupation que leur implication exacerbe la détérioration de situation humanitaire et relative aux droits humains, non sans oublier de rappeler les incidences négatives graves de cette intervention sur la région.

Parmi les pays ayant voté en faveur de cette résolution, la Suisse. L'Ambassadeur Alexandre Fasel a ainsi plaidé pour une solution politique tout en demandant de restreindre les livraisons d'armes aux belligérants.

Mais Damas a rejeté cette résolution qui « encourage le terrorisme et les fractures confessionnelles dans la société syrienne ».

Le 29 mai, le Conseil avait déjà adopté une résolution condamnant l’intervention de « combattants étrangers », sans toutefois citer nommément le Hezbollah, qui s’est engagé aux côtés des forces armées syriennes à Qousseir, et demandant une enquête de l’ONU sur les violences dans cette ville.

Plus de 93.000 personnes, dont au moins 6.500 enfants, ont été tuées depuis le début de la guerre civile en Syrie en mars 2011, selon un dernier bilan de l’ONU publié jeudi 13 juin 2013.

(Mise en perspective d’Alpha Diallo à Genève ; avec un extrait sonore d’Alexandre Fasel, Représentant permanent de la Suisse auprès de l’ONU à Genève)

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23/07/2014
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