République Centrafricaine: le Conseil des droits de l'homme demande la fin des abus

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Des personnes déplacées en RCA (Photo: OCHA/Laura Fultang).

Le Conseil des droits de l’homme a adopté, ce jeudi après-midi à Genève, une résolution au titre de l’assistance technique et du renforcement des capacités dans le domaine des droits de l’homme en République centrafricaine.  Le Conseil demande à la Haut-Commissaire de lui soumettre un rapport intérimaire sur la situation des droits de l’homme en République centrafricaine à sa prochaine session, ainsi qu’un rapport, à sa session de mars 2014, sur l’évaluation des besoins en matière d’assistance technique et de renforcement des capacités dans ce pays.

Le Conseil des droits de l'homme condamne toutes les graves violations des droits de l’homme et les exactions perpétrées à l’encontre de la population civile en République Centrafricaine. Le texte appelle à un arrêt immédiat de tous les abus et actes de violence mais aussi à un strict respect de toutes les libertés fondamentales.  Le Conseil encourage ainsi les autorités de transition à garantir la liberté d’expression et les invite à organiser des élections libres et transparentes en vue de restaurer l’ordre constitutionnel.

Par cette résolution adoptée sans vote, Bangui est aussi invité lutter contre l'impunité des auteurs des crimes et de violations des droits de l’homme.

Jonathan Conlon, Chef de l'Unité des droits de l'homme à l'Ambassade d'Irlande à Genève, demande aux autorités de transition de faire en sorte que les crimes ne demeurent pas impunis.

« La République centrafricaine traverse l'une des crises les plus graves de sa jeune histoire. Depuis le coup d'Etat survenu le 24 mars derniers, des violations graves des droits de l'homme ont été commises, notamment des exécutions extrajudiciaires, des violences sexuelles, les pillages, les actes de torture et le recrutement et l'utilisation d'enfants soldats. Il était donc important que notre Conseil se mobilise ».

L’Union européenne regrette cependant que le coup d’État du 24 mars n’ait pas été condamné de manière plus affirmée dans le texte, alors qu’il a été condamné par l’Union africaine.

(Mise en perspective d'Alpha Diallo ; avec un extrait sonore de Jonathan Conlon, Chef de l'Unité des droits de l'homme à la Mission permanente de l'Irlande auprès de l'ONU-Genève)

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15/04/2014
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