Margareta Wahlström : les inondations extrêmes de 2013 doivent marquer un tournant dans la réponse aux catastrophes

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La Représentante spéciale du Secrétaire général pour la réduction des risques de catastrophes, Margareta Wahlström, a affirmé mardi que cette année devait marquer un tournant dans la façon dont les gouvernements perçoivent et réagissent aux événements météorologiques extrêmes, et aux inondations en particulier, qui touchent, en ce moment même, plusieurs pays à travers le monde.

«L’Inde, le Népal, le Canada, ainsi que plusieurs pays d’Europe ont enregistré de lourdes pertes ces deux derniers mois en raison des très fortes précipitations qui ont conduit à des inondations extrêmes touchant des millions de personnes », a poursuivi la Représentante spéciale.

Selon les médias, les pluies de la mousson en Inde devraient être cette année les plus importantes depuis 80 ans. Plus de 600 personnes ont trouvé la mort dans les inondations que connaît l’État d’Uttarakhand, en Inde, tandis que 80.000 ont pu être sauvées.

«Les révoltantes pertes en vies humaines en Inde nous rappellent l’importance vitale que nous nous préparions à des scénarios futurs qui seront sans rapport avec ce nous avons pu connaître par le passé », a déclaré Margareta Wahlström.

Dans la province canadienne de l’Alberta, plus de 100.000 personnes ont dû abandonner leurs maisons ce mois-ci en raison des inondations provoquées par les pluies torrentielles qui se sont abattues dans la région.

« L’augmentation des pertes économiques mondiales dues aux catastrophes au cours des cinq dernières années montre clairement que notre exposition à des événements climatiques extrêmes s’est aggravée. Notre réponse à cette tendance doit passer par une meilleure utilisation des terres et des infrastructures plus résilientes, et ce, dans un contexte de croissance démographique et d’urbanisation rapide », a-t-elle affirmé.

Selon le Bureau des Nations Unies pour la réduction des risques de catastrophes, 250 millions de personnes environ ont été touchées chaque année par des inondations ces 10 dernières années. Les inondations représentent le risque de catastrophe le plus élevé pour des centres urbains de toute taille.

Les principaux facteurs explicatifs sont à rechercher notamment dans une planification urbaine déficiente, l’augmentation du pavage, ainsi que d’autres surfaces imperméables et des infrastructures de drainage et d’assainissement mal entretenues.

«Les systèmes de gestion des crues doivent être conçus de manière telle que même dans les cas où ils ne peuvent faire face à une inondation, le résultat ne soit pas catastrophique», a conclu Margareta Wahlström.

(Mise en perspective : Jérôme Longué)

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18/04/2014
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