Mali : face à une situation complexe et fragile la MINUSMA devra compter sur un soutien sans faille

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Hervé Ladsous, Secrétaire général adjoint aux opérations de maintien de la paix.

Le Conseil de sécurité a examiné mardi matin à New York la situation au Mali. Pour ce faire les quinze ont successivement entendu les exposés de Bert Koenders, Représentant spécial du Secrétaire général pour le Mali, d'Hervé Ladsous, Secrétaire général adjoint au maintien de la paix et d'Ameerah Haq, Secrétaire générale adjointe pour l'appui aux missions.

 

Trois exposés, complétés par l'intervention de Tieman Hubert Coulibaly, Ministre malien des affaires étrangères et de la coopération internationale, qui ont permis d'avoir une idée plus précise des défis à relever au cours des prochains mois, sachant que la Mission devrait être par son importance la troisième jamais déployée par l'ONU et qu'elle devrait être pleinement opérationnelle d'ici la fin de l'année.

 

Bert Koenders, le nouveau Représentant spécial des Nations Unies au Mali a fait observer que la situation au Mali reste complexe et fragile. Cependant, il y a lieu de se réjouir, selon lui, de la conclusion le 18 juin d'un Accord préliminaire entre le gouvernement, le MNLA et le Haut Conseil pour l'unité de l'Azawad sur les élections présidentielles et les pourparlers inclusifs. Les trois hauts représentants de l'ONU ont tous souligné que le premier tour des élections présidentielles aura lieu dans seulement un peu plus de quatre semaines, en précisant pour certains l'aide conséquente apportée par l'ONU.

 

La situation au Mali est aussi source d'inquiétude pour ce qui est de l'insécurité alimentaire qui frappe 3,5 millions de personnes, mais aussi en raison de l'absence d'éducation dispensée à près de 100 000 enfants, sans oublier les atteintes aux droits de l'homme perpétrées par toutes les parties au conflit.

 

De son côté, Hervé Ladsous, le Secrétaire général adjoint aux opérations de maintien de la paix, a mis l'accent sur le difficile et délicat transfert de la MISMA à la MINUSMA, à compter du 1er juillet, la MINUSMA qui devra à la fois stabiliser le Mali et protéger ses citoyens. A cela s'ajoute le fait que la Mission est menacée par les violences perpétrées par des forces asymétriques, un nouveau risque qui constitue un défi supplémentaire pour la mission onusienne.

 

Lors de son intervention, Ameerah Haq, Secrétaire générale adjointe pour l'appui aux missions a mis en exergue le défi logistique que constitue la fourniture des rations alimentaires et du carburant, ainsi que la mise en place des installations et de l'hébergement du personnel de la Mission. La MINUSMA est d'ores et déjà l'une des missions les plus exigeantes, en raison de la taille du Mali, du manque d'infrastructures et de la rigueur du climat. Bref, un contexte difficile à ne pas sous-estimer qui exige créativité, détermination ainsi qu'un appui sans faille des États Membres.

(Mise en perspective : Jérôme Longué)

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21/07/2014
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