Liban et Jordanie : la situation des réfugiés syriens se détériore, constatent l'OIM et l'UNICEF

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L’Organisation internationale pour les migrations (OIM) a effectué une évaluation rapide des cinq sites au Sud-Liban qui hébergent plus de 2.000 réfugiés syriens. Les résultats indiquent que les communautés de réfugiés dans la région de Saïda et de Sarafand ont un besoin urgent d’aide, notamment des abris, des articles de secours non alimentaires, l’accès aux soins de santé primaires, la sensibilisation en matière d’hygiène et de projets générateurs de revenus. Ces personnes ont également besoin de transport vers les centres d’enregistrement des réfugiés.

Le Liban, avec une population de 4,2 millions d’habitants, accueille actuellement plus de 520.000 réfugiés syriens, plus de 400.000 d’entre eux sont arrivés cette année, créant une pénurie massive de logements. Il n'y a pas de camps de réfugiés officiels où les familles de réfugiés ont été établies. Elles vivent principalement dans des quartiers informels et l’hébergement loué.

L’OIM prévoit de combiner la sensibilisation sur l’hygiène personnelle et le stockage des aliments, avec une distribution d’articles de secours non alimentaires à 2.500 réfugiés au cours des deux prochaines semaines.

Les équipes de santé de l’OIM recueillent antécédents médicaux des cas d’urgence et travaille également à établir des partenariats avec les hôpitaux et les cliniques qui peuvent fournir un traitement pour les cas urgents à des tarifs réduits. Très peu d’aide est disponible pour traiter les réfugiés souffrant de maladies chroniques ou de maladies.

Et il ne se passe pas un jour sans que d'incessants appels à l'arrêt immédiat des hostilités et de l'intenable horreur syrienne ne soient lancés. L'UNICEF a lancé ce vendredi l'alerte sur la situation des femmes et des enfants syriens réfugiés en Jordanie qui “ne peut qu’empirer” en l’absence d’aide urgente. L'UNICEF souligne la vulnérabilité de ces personnes et en appelle à l'action de communauté internationale. Un rapport baptisé “Des vies brisées” explique que l’exil des Syriens en Jordanie a conduit à “l’effondrement des systèmes traditionnels de protection et exposé les femmes et les enfants à des risques d’abus et de violences sexistes”.

(Extrait sonore : Gaële Sévenier, porte-parole de l'OIM)

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01/08/2014
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