Journée mondiale des réfugiés : aider les familles forcées de fuir

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La Communauté internationale célèbre jeudi 20 juin, la Journée mondiale des réfugiés. Le HCR, le Haut Commissariat des Nations Unies pour les réfugiés, lance à cette occasion une campagne de solidarité avec les réfugiés sous le thème « Prenez une minute pour aider une famille forcée de fuir ».

Pour sa part, le Secrétaire général des Nations Unies indique dans son message que les déplacements forcés ne cessent d'augmenter. Il y a aujourd'hui dans le monde plus de 45 millions de réfugiés ou de déplacés, un chiffre inégalé depuis près de 20 ans. L'année dernière, une personne a été forcée d'abandonner son foyer toutes les quatre secondes.

Ban Ki-moon souligne que la guerre reste la cause principale de ce phénomène, et la crise en Syrie offre un exemple frappant de déplacement massif de population. Le Secrétaire général fait référence au nouveau rapport publié par le HCR, selon lequel plus de la moitié des réfugiés viennent de seulement cinq pays en guerre. Il s'agit de l'Afghanistan, la Somalie, l'Iraq, la Syrie et le Soudan. Le Mali et la République démocratique du Congo ont également été le théâtre de nouveaux exodes de grande ampleur.

Les chiffres ne suffisent pas à rendre compte de l’immensité de cette tragédie humaine, souligne Ban Ki-moon qui rappelle que les conflits brisent tous les jours des milliers de familles, certains étant contraints de quitter leurs proches et d’autres s’en voyant séparés par le chaos de la guerre. « Les enfants en sont les premières victimes. Près de la moitié des réfugiés ont moins de 18 ans, et ils sont de plus en plus nombreux à prendre seuls la fuite », déplore le Secrétaire général.

« Les déplacements forcés ont également d’importantes répercussions économiques, sociales et parfois politiques pour les populations qui abritent les réfugiés », affirme le patron de l’ONU, qui précise que le fardeau de l’accueil des réfugiés est de plus en plus inégalement partagé. « Les pays pauvres hébergent en effet la grande majorité des déracinés. Près de 81 % des réfugiés du monde sont accueillis dans les pays en développement, contre 70 % il y a 10 ans », poursuit le Secrétaire général.

Afin d’offrir des solutions durables aux déplacés, Ban Ki-moon invite la communauté internationale à faire preuve d’une plus grande solidarité et mieux se répartir le fardeau de leur prise en charge.

« En cette Journée mondiale des réfugiés, je l’exhorte à redoubler d’efforts pour prévenir et résoudre les conflits et favoriser l’instauration de la paix et de la sécurité, afin que les familles puissent se réunir et les réfugiés rentrer chez eux », conclut Ban Ki-moon.

(Mise en perspective : Jean-Pierre Amisi Ramazani)

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18/04/2014
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