FAO et OIT : protéger les enfants travaillant dans l’aquaculture et la pêche

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(Photo : ONU/Martine Perret)

La FAO et l'OIT ont exhorté jeudi 27 juin, les Gouvernements à prendre les mesures nécessaires pour protéger les enfants des travaux dangereux dans le secteur de la pêche artisanale et de l’aquaculture.

Selon un rapport publié conjointement par les deux agences onusiennes, si la quasi-totalité des pays ont signé des conventions internationales de protection des enfants, beaucoup d’entre eux n’ont pas traduit ces accords dans leur législation nationale.

Ainsi, de nombreux enfants travaillant dans ce secteur sont exposés aux conditions de travail difficiles et dangereuses, comme la plongée à des profondeurs excessives et souvent de nuit, des longues heures de travail dans des usines de transformation insalubres, au risque de contracter des infections, ou la manipulation de produits chimiques toxiques et de matériel ou d’appareils dangereux. Les filles astreintes au travail dans les hangars de transformation du poisson, risquent également d’être victimes de violence sexuelle.

La FAO et l’OIT estiment que près de 130 millions d’enfants dans le monde travaillent dans l’agriculture, l’élevage et les pêches, ce qui représente 60% du travail des enfants.

Il n’existe pas de données illustrant le nombre d’enfants au travail dans les pêches et l’aquaculture, mais des études de cas montrent que le problème est particulièrement prononcé dans les petites et moyennes pêcheries et entreprises aquicoles du secteur informel et dans les activités familiales.

Le rapport souligne que les activités de pêche dans lesquelles sont impliqués des enfants ne sont pas toutes à bannir. Certaines peuvent même être propices à leur développement en leur permettant d’acquérir des compétences pratiques et sociales, dont l’apprentissage de la pêche et de la commercialisation.

(Mise en perspective : Jean-Pierre Amisi Ramazani)

 

 

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01/08/2014
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