Droits de l’homme : plus de soutien requis aux victimes de la torture

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Le Comité contre la torture en session au Palais Wilson à Genève (Photo: ONU/Jean-Marc Ferré).

Les gouvernements doivent faire davantage pour s'acquitter de leurs obligations de veiller à ce que les victimes de la torture et leurs familles puissent obtenir réparation pour les souffrances qu'elles ont endurées.

Elles doivent également bénéficier du soutien nécessaire à leur réintégration sociale. Tel a été l’appel lancé par un groupe d’experts indépendants des droits de l’homme des Nations Unies pour marquer la Journée internationale des Nations Unies pour le soutien aux victimes de la torture, le 26 Juin.

Les experts mettent en avant le fait que les victimes traumatisées peinent trop souvent à obtenir la réhabilitation physique et mentale et les compensations auxquelles elles ont droit.

La torture continue malheureusement à être pratiquée dans de nombreux pays. Elle est rendue possible par la déshumanisation de la victime par la société en général», estime Claudio Grossman, Président du Comité des Nations Unies contre la torture.

Selon lui, les victimes ont le droit à une réparation qui comprend une indemnisation équitable et adéquate et l'accès à une réadaptation aussi complète que possible à la vie sociale. Les États doivent également s'assurer que les victimes ne soient pas exposées à davantage risques de mauvais traitements.

Juan E. Méndez, Rapporteur spécial des Nations Unies sur la torture insiste pour sa part sur la nécessité d’une «approche centrée sur la victime et axée sur une évaluation individuelle des besoins et le traitement adapté de chaque cas au-delà même du court terme".

Mise en perspective de Maha Fayek

 

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24/10/2014
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