RPDC : les services de Navi Pillay préoccupés du sort des neufs transfuges Nord-Coréens du Laos renvoyés à Pyongyang

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Le Haut Commissariat de l'ONU aux droits de l'homme s'est préoccupé du sort de neuf transfuges nord-coréens après l'annonce de leur rapatriement forcé dans leur pays natal. Arrêtés au Laos il y a trois semaines, ces jeunes Coréens ont été déportés en Chine, puis renvoyés de force dans leur pays natal.

Les services de Navi Pillay expriment donc leur profonde préoccupation concernant la sécurité et la sûreté des neuf Nord-Coréens. Selon le porte-parole du Haut Commissariat, un accès immédiat à ce groupe particulièrement vulnérable a été demandé aux autorités de Pyongyang. Le Haut Commissariat souhaite que des acteurs indépendants accèdent  immédiatement à ce groupe afin de vérifier leur statut, leur état de santé et le traitement qui leur est réservé depuis leur rapatriement forcé.

« Je rappelle que ce sont des orphelins, dont deux jeunes filles et dans ce groupe, ils sont aussi cinq mineurs », fait remarquer Cécile Pouilly. « Nous sommes très préoccupés dans la mesure où dans ce groupe de neuf personnes figurent des jeunes âgés de moins de dix-huit ans », ajoute-t-elle. Ils risquent la persécution, des punitions y compris la torture. Et pour certains cas de transfuges qui ont été refoulés par le passé, il y a même  des risques de « peine de mort ».

Hier jeudi 30 mai, Le Haut-Commissaire des Nations Unies pour les réfugiés (HCR) s'était aussi inquiété du fait que ces neuf Coréens du Nord, dont cinq enfants, n'ont pas eu la chance d'avoir leurs demandes d'asile évaluées. António Guterres avait appelé les États à adhérer au principe de non-refoulement et à s'abstenir à l'avenir de toute mesure qui pourrait directement ou indirectement conduire à renvoyer une personne vers un pays où sa vie ou sa liberté serait menacée.

Selon les informations publiées par les médias et les organisations non gouvernementales, les autorités laotiennes ont appréhendé les neuf Nord-Coréens le 10 mai. Le 27 mai, le gouvernement laotien a renvoyé les neuf personnes vers Kunming, ville située dans le sud de la Chine à proximité de la frontière sino-laotienne, d'où ils ont été transférés à Pékin. Le 28 mai, les neuf individus auraient été obligés d'embarquer sur un avion à destination de Pyongyang.

(Interview : Cécile Pouilly, porte-parole du Haut Commissariat de l'ONU aux droits de l'homme ; propos recueillis par Alpha Diallo)

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15/12/2017
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