RDC/Brigade d'intervention: la Tanzanie demande au M23 de «cesser les intimidations»

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En avant-plan, Sulutani Makenga, le chef de la branche armée de la rébellion du M23 à Goma le 20 novembre 2012 – Photo: Radio Okapi

Le M23 a tenté il y a plusieurs semaines, dans une lettre, de dissuader la Tanzanie d'envoyer les troupes pour la brigade d'intervention de la Mission de l'ONU pour la stabilisation en RDC (MONUSCO), créée par le Conseil de sécurité de l'ONU pour neutraliser les groupes armés actifs dans l'Est de la République démocratique du Congo (RDC). Le Ministre des affaires étrangères de la Tanzanie, Bernard Membe, a donné, samedi, la position de son gouvernement par rapport à la lettre du M23.

«Ce ne sont que des intimidations. Qu'ils arrêtent ça. S'ils nous provoquent, nous riposterons à temps», a répondu le chef de la diplomatie tanzanienne devant l'Assemblée nationale de son pays.

Bernard Membe accuse le M23 de violer, de tuer et de provoquer les déplacements des milliers de personnes dans le Nord-Kivu a exprimé la volonté de son pays de secourir les Congolais.

«Notre armée est forte et nous irons en RDC comme avocat de la paix pour la restaurer…», a poursuivi le ministre des affaires étrangères de la Tanzanie.

La Tanzanie a annoncé la présence de ses troupes dans le cadre de la brigade d'intervention de la MONUSCO qui sera bientôt déployée dans l'Est de la RDC, selon la résolution 2098 du Conseil de sécurité, adoptée le 28 mars dernier.

On rappelle qu'il y a un mois le président de la branche politique du M23, Bertrand Bisimwa, avait adressé une lettre au Parlement tanzanien. Dans sa missive, il indiquait que «les rebelles du M23 se sont toujours imposés face à des forces plus importantes et mieux équipées. La même chose arrivera à la brigade d'intervention si votre sagesse ne parvient pas à (…) arrêter cette dangereuse aventure».

Le 3 avril dernier, le mouvement rebelle a introduit la même requête auprès du Parlement sud-africain.

La réponse du porte-parole de l'armée sud-africaine, le général de brigade Xolani Mabanga, ne s'était pas faite attendre: «Nous prenons note [des menaces du M23 et] nous allons nous déployer comme ordonné par le gouvernement, et rien ne va nous en dissuader ou nous faire peur, nous ne sommes pas intimidés».

«L'un de nos devoirs est d'aller en guerre, de faire la guerre et de gagner la guerre», avait-il ajouté.

Outre la Tanzanie, l'Afrique du Sud et le Malawi doivent fournir des troupes pour le compte de la brigade d'intervention de la MONUSCO.

(Correspondance de Radio Okapi)

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