RCA : Margaret Vogt appelle à la mobilisation d'une force d'urgence intermédiaire

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Margaret Vogt, Représentante spéciale du Secrétaire général et Chef du Bureau intégré des Nations Unies pour la consolidation de la paix en République centrafricaine (BINUCA) (Photo : ONU/JC McIlwaine)

La situation sécuritaire reste très volatile et fragile, les viols et les pillages continuent à travers le pays, il faut trouver le moyen d'augmenter les effectifs des forces régionales sur le terrain, mais en attendant il faut un force d'urgence intermédiaire, a déclaré Margaret Vogt, la Représentante spéciale du Secrétaire général pour la République centrafricaine, au cours d’une interview à la Radio des Nations Unies, soulignant que la population souffre énormément.

 

« La situation humanitaire est extrêmement grave : la population est bloquée, il risque d'y avoir un manque de nourriture, la situation sanitaire est grave, les écoles sont pillées et il y a beaucoup à faire, mais la base de tout cela c'est la sécurité,» a expliqué la Cheffe du Bureau intégré des Nations Unies pour la consolidation de la paix en République centrafricaine (BINUCA).

 

Pour la fonctionnaire nigériane, il importe que la communauté internationale parle d'une même voix et soutienne le cadre de sortie de transition adopté par les dirigeants de la région, qui établit que le Premier Ministre est le chef exécutif du gouvernement; que le gouvernement doit être un gouvernement d'union nationale, et par conséquent, doit être remanié; que le Conseil national de la transition doit être représentatif et gérer les affaires de façon démocratique.

 

La Cheffe de la BINUCA a également évoqué la gravité des exactions et la situation des droits de l'homme – viols, pillage, recrutement des enfants soldats, tueries et fusillades indiscriminées—appelant à ce que les responsables de ces crimes soient traduits en justice et à ce que des sanctions personnelles et ciblées soient adoptées.

 

Selon la Représentante spéciale, le Conseil de sécurité est ouvert à l'établissement d'une force régionale pour rétablir la sécurité ainsi qu'à la poursuite des personnes responsables des exactions. Les quinze ont demandé aux dirigeants l’élaboration d’un plan des besoins plus détaillé.

 

En attendant que ceux-ci soient affinés, il faudrait renforcer ou élargir le mandat des dispositifs sur le terrain, a souligné la Représentante spéciale, notant que des discussions sont en cours sur l'éventuel élargissement des responsabilités des forces françaises déployées sur le terrain.

 

(Interview : Margaret Vogt, Représentant spéciale du Secrétaire général pour la République centrafricaine, Cheffe de la BINUCA; propos recueillis par Cristina Silveiro)

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26/12/2014
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