RCA : l'UNESCO appelle à la protection du parc Dzanga-Sanga

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L'UNESCO s'inquiète de la montée du braconnage, de la violence armée et de la destruction du Parc national de Dzanga-Sanga en République centrafricaine (RCA), qui appartient aux sites du patrimoine mondial.

Selon l'Organisation onusienne, le mois dernier, les bâtiments de l’administration de l’aire protégée ont fait l’objet d’assauts violents par des hommes en uniformes, provoquant d’importantes destructions et le pillage des équipements.

Situées dans le sud-ouest de la République centrafricaine, les aires protégées de Dzanga-Sangha font partie du site du Tri-National de la Sangha et comprend les parcs nationaux de Lobéké (au Cameroun) et de Nouabalé-Ndoki (Congo-Brazzaville). Le gorille de plaine et l’éléphant de forêt sont deux des espèces phares vivant à l’intérieur du parc.

Irina Bokova, la Directrice générale de l’UNESCO, a appelé les gouvernements de la République du Congo et la République du Cameroun, qui partagent le site du patrimoine mondial avec la République centrafricaine “à partager ce message avec les autorités de Bangui et à prendre toutes les mesures nécessaires pour assurer la protection de la Nouabalé -Ndoki et des parcs nationaux de Lobéké devant cette nouvelle menace “.

Irina Bokova a également envoyé un message au Premier ministre de la RCA, Nicolas Tiangaye, lui demandant de prendre des mesures urgentes pour assurer la protection du Parc et de la sécurité de son peuple.

Les biens du patrimoine mondial d’Afrique centrale sont également menacés par le braconnage, avertit l'UNESCO. À ce jour, la population d’éléphants de forêts du Tri-National de la Sangha reste l’une des plus protégée de l’Afrique centrale. Toutefois, les experts craignent que des groupes organisés de braconniers profitent de la situation politique actuelle pour étendre leurs activités dans cette région.

(Mise en perspective : Cristina Silveiro)

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17/04/2014
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