Plateforme globale de la réduction des catastrophes : les attentes du Niger pour limiter les séquelles de la sécheresse

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Des hommes puisant de l’eau dans un village de la région de Zinder, au sud du Niger. Une ressource précieuse surtout durant la sécheresse (Photo d'archives: IRIN/A.Leclercq).

« La volonté du Niger est que la sécheresse ne rime plus avec famine et malnutrition ». Telle est la volonté affichée par les autorités nigériennes à l'ouverture de la quatrième session de la Plateforme mondiale pour la réduction des risques de catastrophe. Niamey entend ainsi partager avec les différents représentants gouvernementaux et du secteur privée, leur détermination à limiter les conséquences de la sécheresse pour les populations.

Dans une interview accordée à la Radio des Nations Unies, le Ministre et Directeur de Cabinet du Premier ministre du Niger a rappelé l'initiative lancée par le pays à savoir les « trois N » : les Nigériens Nourrissent les Nigériens. L'objectif est de ne plus revivre la famine ou la faim, suite à un cycle de sécheresse. « Plus de faim au Niger et que les fortes pluies ne soient plus synonymes d'inondation », fait remarquer Saidou Sidibé.  Ce préalable atteint, « le peuple nigérien se remettra ainsi à travailler et devenir un acteur de développement ».

Autre piste soulevé lors de cette conférence, la création d'une banque agricole et la mise en place d'un fonds d'indemnisation des catastrophes ou des calamités. Niamey songe aussi à redynamiser une Mutuelle destiné aux agriculteurs face aux risques de catastrophes.

Au cours des quarante dernières années, le Niger a connu plusieurs types de catastrophes allant de la sécheresse aux inondations et invasions acridiennes. Ainsi, au phénomène de sécheresses quasi chroniques que vit Niamey est venu s'ajouter la récurrence des inondations et des crues entre 1998 et 2012. Des phénomènes qui constituent « de véritables drames pour les populations vulnérables, l'environnement et l'économie » du pays. En 2012 par exemple, ces catastrophes ont entraîné la perte de plusieurs dizaines de milliers de tête d'animaux, la dégradation de plusieurs centaines d'hectares de cultures, la détérioration de plusieurs infrastructures.

(Interview : Saidou Sidibé, Ministre, Directeur de Cabinet du Premier ministre du Niger ; propos recueillis par Alpha Diallo)

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18/04/2014
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