Pays en développement : promouvoir l'économie verte permet d'augmenter les opportunités commerciales

Écouter /

Selon un nouveau rapport publié le 8 mai à Genève, par le Programme des Nations Unies pour l’environnement (PNUE), la promotion de l’économie verte dans six secteurs clés permet de créer de nouvelles opportunités commerciales. Ces six secteurs économiques sont l'agriculture, la pêche, les forêts, les manufactures, les énergies renouvelables et le tourisme. Selon le PNUE, ce sont des domaines dans lesquels les débouchés commerciaux existent. Et pour aider les pays en développement à tirer parti de ces marchés, l'agence onusienne identifie les mesures, telles que les réformes politiques et la certification.

Par exemple dans l'agriculture, le marché mondial des aliments et boissons biologiques devrait s’accroître et atteindre 105 milliards de dollars US d’ici à 2015, par rapport à une valeur totale de 62,9 milliards de dollars US en 2011. Ainsi, la production de thé respectant les normes en matière de durabilité a augmenté de 2 000% entre 2005 et 2009.

« Le passage à une économie verte peut ouvrir la voie à de nouveaux débouchés commerciaux, qui à leur tour permettront de rendre le commerce international plus durable », a déclaré Achim Steiner, Directeur exécutif du PNUE. « Dans le même temps, le commerce de biens et de services environnementaux est manifestement un domaine dans lequel de nombreux pays en développement possèdent un avantage concurrentiel. Grâce à la mise en place de politiques et régimes tarifaires adaptés, les pays en développement sont bien placés pour encourager la transition mondiale vers une économie plus durable ». Rendre le commerce international plus écologique représente une étape essentielle afin d’atteindre le développement durable pour les pays en développement.

Le rapport identifie plusieurs domaines dans lesquels des mesures publiques et privées peuvent contribuer à soutenir les efforts des pauvres afin d’accéder à des marchés plus écologiques sur le plan international. Il s'agit des investissements publics dans les infrastructures économiques majeures, l’assistance technique, les programmes d’éducation et de formation ciblés, et l’accès à des ressources durables, telles que l’électricité issue de sources d’énergie renouvelable. Autre piste, l’élimination de subventions qui encouragent la production, la consommation et le commerce non durables. Le PNUE plaide aussi pour des cadres réglementaires qui soutiennent les industries vertes et intègrent les enjeux du développement durable dans les plans de développement nationaux et les stratégies de promotion des exportations.

« Aujourd’hui, dans un monde de plus en plus interconnecté où des milliards de dollars en biens et services sont échangés chaque année, rendre le commerce international plus écologique présente toujours des défis, mais offre également des opportunités considérables », a déclaré Achim Steiner, Secrétaire général adjoint des Nations Unies et Directeur exécutif du PNUE. La structure du commerce international montre que les pays en développement, et en particulier les pays les moins avancés (PMA), dépendent toujours largement des produits basés sur les ressources naturelles et des matières premières pour leurs exportations. Toutefois, afin d’atteindre un développement économique durable à long terme, les pays pauvres doivent saisir les opportunités tangibles et réelles qui leur permettront de diversifier leur économie et de se positionner de manière à tirer parti de la demande globale croissante pour des produits et services plus écologiques.

(Interview : Steven Stone Chef du département économie et commerce au PNUE ; propos recueillis par Alpha Diallo)

Classé sous Dossiers, Environnement.
Le dernier journal
Le dernier journal
25/12/2014
Loading the player ...