Namibie : s’attaquer à l’insécurité foncière des populations autochtones

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La Namibie doit redoubler d’efforts pour empêcher que les groupes autochtones ne perdent leurs terres et garantir la pérennité de leurs traditions et coutumes, a affirmé jeudi 2 mai, un expert indépendant de l’ONU.

Dans son dernier rapport, James Anaya, le Rapporteur spécial sur les droits des peuples autochtones, souligne que la perte généralisée de terres et de ressources par les groupes autochtones namibiens sous l’ère coloniale et l’apartheid n’a pas été compensée.

« À tout point de vue, les membres de la communauté San ont essuyé les pertes les plus considérables et continuent d’en subir aujourd’hui les conséquences sociales, économiques et culturelles », a-t-il indiqué, ajoutant que ce peuple utilise et occupe les terres dans le cadre de divers arrangements, dont aucun n’est vraiment adéquat ni sans problèmes.

James Anaya a donc exhorté la Namibie à se mobiliser pour résoudre les problèmes d’insécurité foncière, dans le respect des traditions historiques. Il a également appelé le gouvernement à renforcer les mesures qui assurent aux peuples autochtones la possibilité de garder intactes leurs cultures, leurs terres traditionnelles, les autorités et les langues.

Il a demandé au gouvernement de revoir et réformer sa législation et ses politiques pertinentes pour lutter contre la discrimination, renforcer la diversité culturelle, dans le respect des principes de la Déclaration des Nations Unies sur les droits des peuples autochtones.  

Destiné à être présenté au Conseil des droits de l’homme des Nations Unies en septembre, le rapport de James Anaya a été préparé à partir de recherches et d’informations recueillies auprès du gouvernement et des représentants de communautés autochtones venus dans la capitale, Windhoek.

(Mise en perspective : Jean-Pierre Amisi Ramazani)

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20/08/2014
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