Mozambique : “Gardez la tête dans les nuages, mais les pieds sur terre”, exhorte Ban Ki-moon

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Après la Russie, le Secrétaire général des Nations Unies, a entamé lundi par le Mozambique sa visite dans cinq pays africains, qui le conduira également en République démocratique du Congo (RDC), au Rwanda, en Ouganda et en Éthiopie. Mardi, à Maputo, Ban Ki-moon rencontré le Président mozambicain Armando Guebuza. Ils ont discuté d’un large éventail de sujets, y compris des développements en RDC et à Madagascar, ainsi qu'au Mozambique. Le Secrétaire général a félicité le Président et le pays pour les progrès accomplis au cours des vingt dernières années.

A l'issue de l'entrevue, devant les journalistes, le Secrétaire général a déclaré que les affrontements dans l’est de la RDC montrent combien il est urgent de mettre en œuvre l’Accord-cadre pour la RDC et la région des Grands Lacs conclu à Addis-Abeba.

Le Secrétaire général a également visité une école à Maputo, où il a rencontré de nombreux étudiants et discuté de sa campagne «Unissons-nous» pour mettre fin à la violence contre les femmes et les filles. Il a également prononcé une allocution à l’Institut des relations internationales du Mozambique et a répondu aux questions.

Devant les étudiants en relations internationales, le Secrétaire général a qualifié son périple africain de “tour d'horizon de l'espoir”. Il a rendu hommage au Mozambique, un pays qui, aidé par l'ONU, a montré au monde comment passer de la guerre à la paix. Une paix qu'il reste à consolider, en renforçant les institutions et la primauté du droit, a-t-il souligné.
Ban Ki-Moon a aussi fait valoir qu'il importe de veiller à ce que tous les Mozambicains touchent les dividendes de la paix, et qu'ils n'oublient jamais qu'ils sont citoyens du monde. De même, il faut rappeler que l'humanité partage la même maison, qu'elle est embarquée sur un même bateau dont la destination finale est le développement durable pour tous. Ce qui présuppose trois conditions : la croissance économique, la justice sociale, la protection de l’environnement. Trois conditions qui incitent à accélérer d'ici 2015 la mise œuvre des Objectifs du  millénaire pour le développement. Puis, au-delà, par des dialogues nationaux inclusifs comme au Mozambique, de définir l'agenda mondial du développement.

Le Secrétaire général a aussi partagé une de ses intimes convictions : “le développement durable est la base d'une paix durable”. Il a aussi rendu hommage au fait que le Mozambique entretien des relations de bon voisinage et a œuvré dans nombre de médiations, notamment à Madagascar ou en RDC au Zimbabwe et en Guinée Bissau, en insistant sur le consensus, en amenant les antagonistes à réaliser qu'il y a plus de choses qui les unissent que de chose qui les divisent, à s'attaquer aux racines, aux causes sous-jacentes des conflits.

Ban Ki-moon a clos son propos en insistant sur l'éducation chemin obligé pour accéder à un emploi décent, à la santé et l’espérance. Le Secrétaire général a rappelé, qu'ayant grandi dans l’ombre de la guerre de Corée, il a vu son monde détruit, mais pas ses espérances, en faisant sienne la leçon de l'un de ses professeurs : “Gardez la tête dans les nuages, mais les pieds sur terre.”

(Mise en perspective : Jérôme Longué)

Classé sous Actualités du Siège, L'info.
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14/12/2017
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