Mali : 20% des ménages du nord confrontés à des pénuries alimentaires extrêmes, selon le PAM

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De jeunes filles à Mopti au Mali lors d’une distribution de vivres du Programme alimentaire mondial: plus de 300 enfants meurent chaque heure de malnutrition dans le monde (Photo: PAM / J. Howard).

Selon le Programme alimentaire mondial (PAM), au Mali, dans les régions du nord de Tombouctou, Gao et Kidal, un ménage sur cinq souffre de pénuries alimentaires extrêmes, avec une détérioration significative de la consommation alimentaire des ménages au cours des dernières semaines. L'agence onusienne estime qu'avec le début de la période de soudure, la période critique où les stocks des ménages risquent d'être épuisés, l’aide alimentaire est devenue une priorité au Mali et au Sahel.

Les livraisons de produits alimentaires utilisés dans les activités d’alimentation scolaire d’urgence sont en cours pour 76 écoles de Tombouctou et devraient augmenter dans les semaines à venir. Dans le sud du Mali, le PAM aide 113.000 enfants dans 568 écoles. Certaines de ces écoles accueillent les enfants des personnes déplacées à l’intérieur du pays. L’alimentation complémentaire est distribuée actuellement dans le Nord avec les distributions aux enfants de 6 mois à cinq ans, ainsi qu'aux femmes enceintes et aux mères allaitantes dans la région de Tombouctou. Jusqu’à présent, 21 000 enfants et 4 000 femmes enceintes et mères allaitantes ont été atteints.

En mars, l’aide alimentaire d’urgence a été fournie à plus de 278.000 personnes dans tout le pays, dont plus de 125.700 personnes touchées par le conflit dans le Nord. Le PAM rappelle que Tombouctou et Gao, mais aussi Kidal n’étaient pas accessibles en mars. En outre, dans le sud, plus de 152 300 personnes déplacées et des ménages d'accueils ont reçu de l'aide. Le PAM a continué à intensifier son assistance et envisage actuellement d’aider 517 500 bénéficiaires en mai.

L’opération d’urgence doit faire face à un déficit de 74,8 millions de dollars, ce qui équivaut à 54% des besoins totaux du projet. En raison des manques de financement, il faut s'attendre à voir de graves ruptures d’approvisionnement pour toutes les denrées en août et septembre.

(Extrait sonore : Élisabeth Byrs, porte-parole du Programme alimentaire mondial à Genève)

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15/04/2014
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