FAO : une occasion formidable de vaincre la faim en Afrique

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Des millions de personnes sont menacées par la faim dans le Sahel confronté à une nouvelle sécheresse, la troisième en dix ans (Photo : Shannon Howard/PAM)

Les ministres et les hauts représentants de cinq nations africaines se sont réunis le 22 avril dernier à Rome avec le Directeur général de la FAO, José Graziano da Silva, pour préparer une rencontre de haut niveau entre dirigeants africains et internationaux à Addis-Ababa en juin prochain. Cette rencontre consiste à relancer un partenariat qui permettrait d’intensifier les efforts visant à éliminer la faim en Afrique.

«C’est là une occasion formidable» d’éradiquer la faim sur le continent africain a souligné José Graziano da Silva lors d’un événement en marge de la session du Conseil de la FAO, qui se tient à Rome cette semaine. Il s’agit avant tout de tirer parti des succès remportés par les nombreux pays d’Afrique qui ont déjà mis en place des solutions pour remédier à l’insécurité alimentaire et à la malnutrition.

Avec l’engagement politique, le travail en partenariat est un autre élément clé. C’est la raison pour laquelle la FAO s’associe à l’Union africaine et à l’Institut Lula, au Brésil, pour organiser une rencontre de haut niveau à Addis-Abeba du 30 juin au 1er juillet, intitulée «Nouvelles approches unifiées pour mettre un terme à la faim en Afrique».

Ce partenariat s’appuiera sur le Programme détaillé pour le développement de l’agriculture africaine (PDDAA), qui fête ses dix ans et a déjà fait ses preuves dans 30 pays, et sur le défi Faim zéro du Secrétaire général de l’ONU, Ban Ki-moon, afin de susciter un engagement politique fort et soutenu contre la faim en Afrique.

A l’événement organisé en marge de la session du Conseil, partcipait notamment Rigobert Maboundou, Ministre de l’agriculture et de l’élevage de la République du Congo et Président de la 27ème Conférence régionale de la FAO, qui a souligné combien il est important que tous les pays respectent les engagements pris lors de la Conférence. Si l’on veut stimuler la production agricole, il est primordial de nouer des partenariats qui rassemblent les ressources appropriées, et donc d’instaurer des cadres juridiques adéquats en faveur d’un développement agricole durable.

Résumant les débats, le Directeur général de la FAO, a énuméré sept éléments qui apparaissent incontournables dans tout programme national de sécurité alimentaire : affirmer une volonté politique; créer des marchés locaux; promouvoir le développement rural, y compris les infrastructures de stockage et de transport; reconnaître que les petits agriculteurs ne constituent pas une partie du problème mais bien une partie de la solution; prendre conscience qu’augmenter la production agricole et animale ne suffira pas à sortir les populations de la pauvreté: une protection sociale s’impose également; coordonner et instaurer une gouvernance pour mettre en œuvre les actions; et développer une résilience au lieu de simplement se préoccuper des besoins immédiats.

(Interview : Rigobert Maboundou, Ministre de l’agriculture et de l’élevage de la République du Congo et Président de la 27ème Conférence régionale de la FAO; propos recueillis par Liliane Kambirigi)

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01/10/2014
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