Conseil de sécurité : l'appel de Valentin Inzko à la responsabilisation des leaders politiques de Bosnie-Herzégovine

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Plaidoyer ce mardi au Conseil de sécurité des Nations Unies pour la préservation des accords de Dayton – accords signés en 1995 mettant fin aux conflits interethniques en Bosnie-Herzégovine- et de l'intégrité territoriale de la Bosnie-Herzégovine.

Valentin Inzko, Haut Représentant pour la Bosnie-Herzégovine a fait l'état des lieux de la situation de terrain; des grandes difficultés politiques qui persistent et de l'irresponsabilité des chefs politiques de la Bosnie-Herzégovine ainsi que de leur incapacité à entreprendre les réformes nécessaires à l'admission de leur pays au sein de l'Union européenne et de l'Otan.

Valentin Inzko a fait part de sa préoccupation au sujet des déclarations publiques de hauts responsables de la Republika Srpska qui remettent en question l’engagement pour l’unité de la Bosnie-Herzégovine. Il a souligné sa déception face à l’absence de progrès vers la réalisation des (5+2); les cinq objectifs et les deux conditions nécessaires à la fermeture du Bureau du Haut Représentant pour la Bosnie-Herzégovine.

Parmi les dossiers en souffrance; il y a celui de la résolution de la question de la répartition des propriétés de l'État et de la Défense. Valentin Inzko évoque également l'échec des leaders politiques de Bosnie-Herzégovine à mettre en œuvre une décision de 2009 sur l’affaire Sejdic-Finci de la Cour européenne des droits de l’homme, qui a confirmé le droit des minorités ethniques de Bosnie-Herzégovine qui ne font pas partie de ses trois «peuples constitutifs» (Bosniaque, Croate ou Serbe) à se présenter aux élections.

Invoquant l’absence de progrès à mettre la constitution et les lois électorales de la Bosnie-Herzégovine en alignement avec la Convention européenne des droits de l’homme, l’UE a fait remarquer, notamment, par la voix du Représentant permanent adjoint de la France auprès des Nations Unies, Martin Briens, que le respect de la Convention est l’une des conditions premières pour une demande d’adhésion à l’UE.

Mais le tableau n'est pas totalement sombre. La situation sécuritaire sur le terrain est restée calme et stable et cet environnement a été entièrement préservé par l'action des institutions bosniennes, ce qui a permis La reconfiguration d'EUFOR ALTHEA et de réduire les forces stationnées à 600 hommes.

Mise en perspective de Maha Fayek; avec un extrait sonore de Valentin Inzko: Haut Représentant pour la Bosnie-Herzégovine

 

 
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25/07/2014
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