Syrie : l'UNRWA s’alarme des déplacements de plus en plus fréquents de réfugiés palestiniens

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L’UNRWA préoccupée par la sécurité des réfugiés palestiniens en Syrie.

L’Office de secours et de travaux des Nations Unies pour les réfugiés de Palestine au Proche-Orient (UNRWA) a exprimé mardi sa vive préoccupation devant le grand nombre de réfugiés palestiniens tués et blessés par le conflit armé en Syrie, ou contraints de le fuir.

Selon l’UNRWA, près de 235.000 réfugiés palestiniens en Syrie ont été déplacés jusqu’à présent et pas moins de 6.000 ont quitté le camp d’Ein El Tal, situé à 12 kilomètres d’Alep, au nord de la Syrie.

« Les hostilités se sont intensifiées la semaine dernière, culminant le 26 avril avec l’occupation du camp d’Ein El Tal par des groupes armés de l’opposition qui ont déclaré que le camp était désormais une zone militaire », précise l’UNRWA dans un communiqué de presse.

« Des tirs ont été échangés avec les forces gouvernementales présentes à l’intérieur du camp, des logements détruits ou endommagés et des dizaines de personnes tuées ou blessées, dont plusieurs civils palestiniens. À l’issue des combats, plusieurs Palestiniens ont été enlevés par l’opposition », a précisé l’agence.

Des membres de l’UNRWA déployés à Alep sont intervenus après quelques heures pour apporter une aide humanitaire d’urgence aux déplacés. Des dispositions ont été mises en place pour leur fournir une assistance alimentaire et financière, qui sont encore nombreux à chercher un abri ou un logement temporaire dans la ville d’Alep.

« Les évènements d’Ein El Tal sont un exemple parmi tant d’autres du sort que subissent les réfugiés de Palestine en Syrie, que ce soit dans les camps de Deraa, de Yarmouk, de Husseiniyeh, de Khan Eshieh, de Sbeineh et de Seida Zaynab », dénonce l’UNRWA.

Ein El Tal est, selon l’UNRWA, le dernier exemple du cycle de violences catastrophiques dans lequel sont prises les parties prenantes au conflit, qui transforment des camps de réfugiés palestiniens en champs de bataille où elles s’affrontent à l’arme lourde.

« L’UNRWA condamne la poursuite du conflit dans les zones civiles et le non-respect par les parties prenantes de la sécurité et de la vie des civils syriens et palestiniens. En vertu du droit humanitaire international, toutes les parties prenantes doivent protéger les civils et nous exigeons le respect de cette obligation », conclut l’agence onusienne.

(Mise en perspective : Jérôme Longué)

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29/07/2014
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