Syrie : l'équipe d'enquête de l'ONU sur les armes chimique prête à être déployée dans les 24 heures, selon Ban Ki-moon

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Les modalités techniques et logistiques sont arrêtées pour qu'une équipe avancée des Nations Unies soit déployée en Syrie afin d'enquêter sur les allégations d’utilisation d’armes chimiques, a déclaré lundi le Secrétaire général, Ban Ki-moon, en marge de la Conférence d’examen de la Convention sur les armes chimiques, réunie à partir de ce lundi à La Haye, aux Pays-Bas.

«Je peux annoncer aujourd’hui qu’une équipe avancée est sur le terrain à Chypre, avant d'être déployée pour entreprendre sa mission en Syrie”, a déclaré le Secrétaire général en présence du Directeur général de l’Organisation pour l’interdiction des armes chimiques (OIAC), Ahmet Üzümcü.

«Je peux vous dire que la mission d'enquête des Nations Unies est maintenant en mesure d'être déployée en Syrie en moins de 24 heures. Toutes les dispositions techniques et logistiques sont en place », a déclaré Ban Ki-moon, qui a ajouté que le professeur Ake Sellström, le chef de la Mission de l'ONU, est en route pour Chypre.

«Maintenant, tout ce que nous attendons, c’est le feu vert du gouvernement syrien pour une enquête approfondie afin de déterminer si des armes chimiques ont été utilisées », a-t-il dit. Le chef de l’ONU a rappelé que c’est encore une autre indication de son “engagement ferme à enquêter sur toutes les utilisations possibles des armes chimiques” dans le pays. “En fin de compte, il s’agit du bien-être du peuple syrien qui a déjà suffisamment souffert”, a-t-il ajouté.

Les termes de référence de la mission ont été mis au point en consultation avec l’Organisation mondiale de la santé (OMS) et l’OIAC qui continue à fournir un appui technique.

Le conflit en Syrie, qui est entré dans sa troisième année, a déjà fait plus de 70.000 morts et déplacé plus de trois millions de personnes depuis le début du soulèvement contre le président al-Assad en mars 2011. Environ 1,1 million de personnes ont également été contraintes de fuir la Syrie et de se réfugier dans les pays voisins.

Plus tôt, Ban Ki-moon avait lancé les travaux de la troisième Conférence d’examen des États parties à la Convention sur les armes chimiques. Il est le premier Secrétaire général à participer à la Conférence d’examen.

«La Convention sur les armes chimiques constitue une avancée historique dans le domaine du désarmement et de la non-prolifération», a déclaré Ban Ki-moon. “Grâce à un mécanisme solide de surveillance et de vérification, la Convention a réalisé des progrès remarquables dans l’élimination des armes chimiques. Notre objectif est maintenant à notre portée. ”

L’OIAC, créée pour superviser la Convention de 1997 sur les armes chimiques, a contribué à détruire au moins 78% des stocks d’armes chimiques déclarés par 188 membres, selon son site internet.

La Syrie est l’un des États Membres qui ne sont pas partie à la Convention, les sept autres étant l’Angola, la République populaire démocratique de Corée (RPDC), l’Égypte, Israël, le Myanmar, la Somalie et le Soudan du Sud.

(Mise en perspective : Jérôme Longué)

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23/07/2014
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