Syrie : « la crise la plus sérieuse », selon Lakdhar Brahimi

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Lakhdar Brahimi, Représentant spécial conjoint de l'ONU et de la Ligue des États arabes pour le conflit en Syrie

« Chaque matin, je me réveille et je me dis que je devrais démissionner, mais je n'ai pas démissionné », a déclaré le Représentant spécial conjoint de l'ONU et de la Ligue des États arabes pour le conflit en Syrie Lakhdar Brahimi ce vendredi au Siège de l'ONU a New York, démentant quelconque rumeur concernant la durée de son mandat.

Lors d'un point de presse à la sortie de ses consultations avec le Conseil de Sécurité, Lakhdar Brahimi a dit qu'il leur avait répété la même chose que la dernière fois, à savoir que la situation en Syrie est très grave, que nous avons besoin d'action du Conseil, en faisant quelques propositions.

« Au début de mon mandat, je disais que je ne connaissais pas assez bien la situation pour juger de ce qui devait être fait ou pour élaborer un 'plan Brahimi' pour la Syrie. A présent j'en sais beaucoup sur la Syrie et je crois que ce qu'il faut c'est un plan syrien », a déclaré le Représentant spécial conjoint.

Lakdhar Brahimi a expliqué qu'il œuvrait dans ce sens, en tenant des discussions avec les parties syriennes ainsi qu'avec le Conseil de sécurité, notamment avec les Américains et les Russes.

Selon lui, du côté syrien il n'y a pas eu de progrès alors que du côté du Conseil il y a eu quelque progrès mais « trop peu ». Le Représentant s'est toutefois félicité du fait que les Américains et les Russes ont commencé à se parler et que le Conseil est conscient de « l'extrême gravité » de la situation.

Si le Conseil de sécurité crois vraiment en son mandat vis-à-vis de la paix et la sécurité dans le monde « ils n'ont pas de temps à perdre », a affirmé Lakhdar Brahimi, ajoutant que « la Syrie est la crise la plus sérieuse ».

En réponse aux journalistes, le Représentant a clarifié que le Secrétaire général ne lui avait pas demandé de s'impliquer pour tenter de convaincre le gouvernement syrien d'accepter la visite de l'équipe d'enquête sur les armes chimiques, et que d'après la Ligue Arabe, la reconnaissance de la coalition d'opposition syrienne par celle-ci, n'affectait pas le travail du médiateur.

(Mise en perspective : Cristina Silveiro)

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18/04/2014
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