Soudan: le PAM reprend ses opérations dans l’Etat du Nil Bleu

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Le personnel du PAM transportant des vivres par voie fluviale au Soudan. Outre l'insécurité, ces vivres ont dû être acheminés par radeau sur un fleuve engorgé (Photo d'archives : S. Crittle / PAM).

Le Programme alimentaire mondial (PAM) a repris, la semaine dernière, ses opérations de distribution d’aide alimentaire dans l’Etat du Nil Bleu. C’est la première fois que le PAM a distribué de l’aide alimentaire depuis le début du conflit entre Khartoum et les rebelles en septembre 2011 dans cette région du sud du Soudan.

Cela réjouit naturellement le Directeur du PAM pour le Soudan. Adnan Khan évoque une avancée majeure qui leur permettra de venir en aide à ceux qui continuent à être déplacés par le conflit ou ceux qui ont décidé de rentrer chez eux ou qui se trouvent dans un besoin extrême d’aide alimentaire. Le PAM entend se battre pour avoir accès à tous les secteurs où vivent des personnes vulnérables.

Dans le Nil Bleu, le PAM a commencé la distribution de rations de sorgho, de lentilles et de sel dans le district de Geissan, près de la frontière éthiopienne, et espère faire de même rapidement dans la région de Kurmuk. L’agence de l’ONU compte venir en aide à 12.000 personnes à Geissan et 39.000 à Kurmuk, pour la plupart des déplacés.

L’autorisation accordée au PAM d’accéder au Nil Bleu est le dernier signe d’un relâchement de la tension depuis que le Soudan et le Soudan du Sud se sont mis d’accord, début mars, sur un calendrier pour améliorer les relations sécuritaires et économiques.

Dans le Kordofan-Sud, un autre Etat du Soudan où la rébellion est toujours active, les autorités ont déjà autorisé le PAM à distribuer de l’aide alimentaire. Mais dans cet Etat, comme dans le Nil Bleu, le PAM ne peut intervenir dans les secteurs sous contrôle des rebelles.

Plus de 200.000 personnes ont quitté les zones de combat de ces deux Etats pour se réfugier dans le Soudan du Sud ou en Ethiopie, selon les Nations unies.

Parallèlement, environ un million de personnes vivent toujours dans les zones de guerre, dans le sud-Kordofan et le Nil Bleu, où elles survivent « de racines et de feuilles », selon différentes organisations humanitaires présentes sur le terrain.

(Extrait sonore : Elisabeth Byrs, porte-parole du PAM à Genève ; propos recueillis par Alpha Diallo)

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16/09/2014
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