RPDC: les agences humanitaires onusiennes ont besoin urgemment de 29 millions de dollars

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Les Nations Unies ont lancé, ce lundi à Pyongyang, un appel de fonds d'urgence de plus de 29 millions de dollars pour répondre aux besoins humanitaires vitaux des populations vulnérables de la République populaire et démocratique de Corée (RPDC). Ces contributions financières permettront de subvenir aux besoins de près de deux millions d'enfants ainsi que de femmes enceintes et allaitantes, dans les domaines de la santé et de la nutrition jusqu’à la fin de l’année.

Selon le porte-parole du Programme alimentaire mondial (PAM), cette alerte n'a rien à avoir avec la présente tension sur la péninsule coréenne et « la situation humanitaire reste préoccupante depuis longtemps ».

Malgré une légère amélioration de la situation humanitaire dans son ensemble au cours des 12 derniers mois, les causes structurelles de la vulnérabilité des populations persistent. L’aide extérieure continue de jouer un rôle essentiel dans la protection et la promotion du bien-être de millions de personnes. Sans cet apport des donateurs, la sécurité, l’état nutritionnel et la santé en général de milliers de personnes seraient gravement compromis.

L'appel de fonds du Programme alimentaire mondial, de l'UNICEF, de l'Organisation mondiale de la santé (OMS), de la FAO, et du Fond des Nations Unies pour la population (FNUAP) en RPDC restent largement sous-financées. Sur l'appel de fonds de 147 millions de dollars en 2013, les cinq organismes de l'ONU n'ont reçu jusqu’ici que 26,8% . En raison du déficit persistant, les humanitaires onusiens ne sont pas en mesure de répondre efficacement aux besoins humanitaires et il leur faudra de toute urgence 29,4 millions de dollars.

Même si les sanctions imposées excluent clairement l’aide humanitaire, un impact négatif sur les niveaux de financement humanitaire a été observé. La situation financière désastreuse laisse les agences des Nations Unies et d’autres acteurs humanitaires préoccupés par la poursuite de leurs programmes en RPDC.

Sans ce financement urgent, le PAM sera par exemple obligé de couper certaines distributions et diminuer le nombre de rations destinées aux enfants aidés dans le cadre des programmes de lutte contre la malnutrition.

(Extrait sonore : Elisabeth Byrs, porte-parole du PAM à Genève ; propos recueillis par Alpha Diallo)

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19/08/2014
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