Pretoria : réunion ministérielle sur la situation des réfugiés rwandais

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Une réunion au niveau ministériel a lieu à Pretoria, en Afrique du Sud, pour permettre à la douzaine de pays concernés d'examiner les progrès en matière de rapatriement volontaire et de réintégration des réfugiés rwandais.

Les pays africains accueillant de larges populations de réfugiés rwandais, ainsi que le Rwanda lui-même, ont réitéré leur engagement à résoudre la situation prolongée des réfugiés rwandais selon la Stratégie globale qui avait été annoncée par le HCR en octobre 2009.

A l’occasion de cette réunion, les délégations du Burundi, de la République démocratique du Congo, du Kenya, du Malawi, du Mozambique, du Congo, du Rwanda, de l’Afrique du Sud, de l’Ouganda, de la Zambie et du Zimbabwe ont examiné les progrès dans la promotion du rapatriement volontaire et de la réintégration locale pour les réfugiés rwandais. La discussion a également concerné l’extension de la possibilité d’intégration locale ou d’un autre statut juridique dans le pays d’asile, des éléments clés de la Stratégie globale.

La stratégie prévoit également la cessation du statut de réfugié pour les réfugiés rwandais qui vivent encore en exil, et qui avaient fui leur pays avant le 31 décembre 1998.

La réunion a été coprésidée par le Directeur pour le Bureau de l’Afrique au HCR, George Okoth-Obbo, et par Volker Türk, le Directeur du HCR pour la protection internationale.

Le génocide au Rwanda en 1994 et ses conséquences, ainsi que des affrontements armés au nord-ouest du Rwanda en 1997 et 1998 – la dernière fois que le pays a connu une violence généralisée – ont généré plus de 3,5 millions de réfugiés rwandais.

La plupart des réfugiés sont rentrés au Rwanda, y compris récemment 12 000 d’entre eux principalement depuis la République démocratique du Congo. Environ 100 000 réfugiés rwandais vivent toujours en exil.

En soulignant les différents progrès déjà réalisés et les problèmes qui demeurent, les gouvernements représentés lors de la réunion ont réaffirmé à l’unanimité leur engagement à résoudre cette situation de réfugiés prolongée, principalement en intensifiant les efforts pour promouvoir le rapatriement qui, jusqu’ici, était resté très limité. Ils ont également convenu de poursuivre l’intégration locale quand elle est possible, notamment en facilitant l’obtention par les réfugiés d’un nouveau statut dans leur pays d’asile, y compris la citoyenneté par naturalisation.

Avec la cessation du statut de réfugié – la question traitée durant la majorité des débats – il est apparu clairement au cours de la réunion que tous les États étaient prêts à invoquer une application générale des clauses de cessation avant le 30 juin 2013, conformément à la recommandation que comporte la stratégie.

Certains États ont mis en œuvre des mesures pour appliquer les clauses de cessation d’ici la fin juin. D’autres ont indiqué être en mesure de le faire et qu’ils continueront à travailler pour atteindre cet objectif si les conditions nécessaires sont réunies.

D’autres Etats ont souligné que, pour divers motifs d’ordre juridique, d’accès, logistique, pratiques ou autre, ils ne seront pas en mesure d’appliquer les clauses de cessation d’ici la fin juin, ou qu’ils ne le feront certainement pas.

Des Etats ont précisé que, pour le moment, ils se concentreront sur d’autres composantes de la stratégie, par exemple le rapatriement volontaire et l’intégration locale.

Que ce soit dans les cas où un ou plusieurs États vont de l’avant sur les clauses de cessation ou continuent à envisager de les appliquer, il est clair que ce sera fait au « cas par cas » ou par une approche « différenciée. »

Tous les États ont confirmé que, avant et après cette période, ils continueront à travailler pour aider les personnes qui veulent rentrer dans leur pays. Les personnes qui choisissent le rapatriement ou qui resteront légalement dans leur pays d’asile actuel via le remplacement de leur statut juridique, y compris la naturalisation, recevront également une aide.

La délégation du Rwanda a présenté plusieurs mesures déjà prises, ou qui seront mises en œuvre, pour appuyer ces diverses solutions. Il s’agit notamment de la délivrance de passeports nationaux pour les Rwandais qui choisissent de rester dans leur pays hôte actuel.

Depuis ces cinq dernières années, le HCR travaille à résoudre des situations de réfugiés prolongées en Afrique. La cessation du statut de réfugié pour les réfugiés sierra-léonais a eu lieu en 2008 et, pour les réfugiés angolais et libériens, le 30 juin 2012.

(Extrait sonore : Fatoumata Lejeune-Kaba, porte-parole du Haut Commissariat des Nations Unies pour les réfugiés, jointe à Pretoria par Alpha Diallo)

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25/12/2014
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