ONU / SYRIE : « Nous ne pouvons pas travailler de cette façon », déclare Valérie Amos

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Valerie Amos, Secrétaire générale adjointe des Nations Unies aux affaires humanitaires et Coordonnatrice des secours d’urgence

« La situation en Syrie est une catastrophe humanitaire où les gens ordinaires paient le prix de l’incapacité à mettre fin à ce conflit», a déclaré ce jeudi Valérie Amos, Secrétaire générale adjointe aux affaires humanitaires et Coordonnatrice des secours d’urgence, en ouvrant la réunion du Conseil de sécurité sur la situation au Moyen-Orient, consacrée à la Syrie.

Pour la Secrétaire générale adjointe, les parties au conflit sont devenues « de plus en plus ancrées dans la rhétorique et la réalité de la guerre avec un mépris total pour l’impact sur la vie des gens » alors que le Conseil de sécurité a été « incapable de parvenir au consensus nécessaire » pour appuyer une solution politique à la crise.

Valérie Amos a regretté la multiplication des obstacles administratifs, malgré les bonnes intentions affichées par les autorités lors de sa dernière visite au mois de janvier.

« Nous ne pouvons pas travailler de cette façon », a déclaré la chef de la coordination des secours d'urgence de l'ONU, après avoir énuméré une dizaine d'exigences administratives et difficultés faisant entrave au travail des humanitaires.

« Nous perdons espoir… nous nous tournons vers vous pour prendre les mesures nécessaires mettre fin a ce conflit brutal » a déclaré en fin d'intervention la Cheffe de la coordination humanitaire de l'ONU au nom des Syriens et de ceux qui souhaitent leur venir en aide.

La réunion du Conseil s'est déroulée dans une ambiance grave. Tout à tour Valerie Amos, Secrétaire générale adjointe aux affaires humanitaires et Coordonnatrice des secours d’urgence, Antonio Guterres, Haut Commissaire des Nations Unies pour les réfugiés, Zeinab Bangura, Représentante spéciale pour les violences sexuelles dans le cadre des conflits armés, et Leila Zerrougui, Représentante spéciale sur les enfants et les conflits armés, ont pris la parole pour exposer les horreurs du conflit syrien.

Antonio Guterres a martelé la nécessité d'apporter une aide concrète au Liban et à la Jordanie qui n'arrivent plus à supporter le poids des centaines de milliers de réfugiés qu'ils accueillent, en mettant en garde contre le risque de voir la situation impossible à gérer. Zeinab Bangura a cité la menace des viols comme l'une des principales raisons de départ des réfugiés, et Leila Zerrougui a dénoncé l'utilisation d'enfants âgés d'à peine dix ans comme messagers combattants ou boucliers humains.

 

(Extrait sonore : Valerie Amos, Secrétaire générale adjointe des Nations Unies aux affaires humanitaires et Coordonnatrice des secours d’urgence)

Classé sous Conseil de sécurité, L'info.
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22/04/2014
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