ONU : la violence sexuelle doit figurer dans les accords de cessez-le-feu et de paix

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Saran Keita Diakité au Conseil de sécurité consacré aux violences sexuelles dans les conflits

« Les effets négatifs de viol en temps de guerre persistent longtemps après que les armes se sont tues », a déclaré le Secrétaire général des Nations Unies Ban Ki-moon ce mercredi en ouvrant le débat du Conseil de sécurité sur « Les femmes et la paix et la sécurité », auquel plus de soixante orateurs étaient inscrits.

Selon le Secrétaire général, le viol en temps de guerre ne détruit pas seulement la vie des individus, mais aussi les familles et les communautés, et constitue un obstacle à la réconciliation et au développement durable.

Selon Ban Ki-moon, d'importantes avancées ont été faites au niveau de l'identification de ce fléau, et son dernier rapport sur les violences sexuelles dans les conflits, à l'appui du débat, fait état de nouveaux constats, à l'instar du lien entre les violences sexuelles et l'exploitation illicite des ressources naturelles et de leur rôle moteur dans le déplacement des populations.

La Représentante spéciale du Secrétaire général pour les violences sexuelle dans le cadre des conflits, Zeinab Bangura, a évoqué les accords conclus récemment en matière de prévention et de lutte contre la violence sexuelle dans le cadres des conflits, y compris l'engagement des autorités somaliennes et celles de la RDC, ainsi que celui conclu par le G8.

Pour la Représentante spéciale, la fin des violences sexuelles dans les conflits n'est pas « une mission impossible ».  Cependant pour y arriver la volonté et le courage politique sont indispensables, de même que le plein exercice de l'engagement du Conseil de sécurité en matière d'impunité et de responsabilité.

« Prenons l’engagement autour de cette table aujourd’hui que dans les situations où la violence sexuelle est un problème, il n’y aura plus jamais un accord de paix, un accord de cessez-le feu, ou un mécanisme de vérification de cessez-le feu qui n’inclut pas la prévention de la violence sexuelle et la réponse comme une partie de sa logique et définition », a exhorté la Représentante spéciale.

Des préoccupations également exprimées par la société civile, à travers la voix de Saran Keita Diakité, au nom de l'ONG Working Group Women Peace and Security ainsi que du Réseau paix et sécurité des femmes de l'espace CEDEAO/Mali.

Saran Keita Diakité a, pour sa part, exposé les quatre secteurs clefs dans lesquels elle estime que les progrès sont primordiaux, à savoir la participation des femmes et l'égalité, la prévention, la prise en charge, ainsi que la responsabilité et les ressources.

(Extrait sonore : Saran Keita Diakité, au nom de l'ONG Working Group Women Peace and Security ainsi que du Réseau paix et sécurité des femmes de l'espace CEDEAO/Mali)

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18/04/2014
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