Journée internationale de la Terre nourricière : pour des économies en harmonie avec la nature

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A l'occasion de la célébration, pour la quatrième fois, de la Journée internationale de la Terre nourricière, placée cette année sous le thème « Les visages du changement climatique », l'Assemblée générale a tenu lundi 22 avril un dialogue interactif pour débattre des différents modèles économiques en harmonie avec la nature.

Le Président de l'Assemblée générale, Vuk Jeremic, a cherché à donner un élan aux Objectifs du Millénaire pour le développement, et a plaidé pour le développement durable au-delà de 2015.

Des propos soutenus par le Secrétaire général des Nations Unies, Ban Ki-moon, qui a dénoncé “l'exploitation effrénée des ressources naturelles, alimentée par la cupidité qui menace les écosystèmes fragiles de notre planète”.

Le Secrétaire général qui s'est néanmoins félicité des millions de personnes qui reconnaissent le problème et rejoignent le mouvement pour le développement durable, a incité leurs gouvernements à faire de même.  Il a cité l'exemple de la Bolivie et de l'Équateur dont les constitutions et les lois reconnaissent la « Terre nourricière».

Pour Luis Arce, le Ministre de l'économie et des finances de la Bolivie, pays qui a parrainé le dialogue interactif de l'Assemblée lundi 22 avril, c'était l'occasion de présenter le modèle économique alternatif mis en œuvre son pays ces dernières années.

Selon le diplomate bolivie, le modèle du « Vivre bien », ancré dans la tradition ancestrale autochtone, a permis à son pays andin de réduire la pauvreté, d'accroître l'accès aux services de bases, et d'avoir une meilleure distribution salariale.

«Nous ne pouvons laisser que ces espaces deviennent de simples forum internationaux de bonne volonté, où nous sommes tous d'accord qu'il faut vivre en harmonie avec la terre nourricière, mais sans rien changer véritablement ou en ne changeant que le maquillage d'un système de production et de consommation pervers », a déclaré le Ministre de l'économie et des finances de la Bolivie.
il a noté, entre autres, qu'il existe actuellement 840 millions de personnes qui ont faim alors que les pays développés gaspillent 220 millions de tonnes de nourriture par an, soit l'équivalent de la production alimentaire annuelle de l'Afrique subsaharienne.

Le Ministre a par ailleurs plaidé pour la subvention de l'accès aux technologies vertes pour les pays en développement qui ont besoin de s'industrialiser,  et ne doivent être réduits à être des  « gardes des forets pauvres » au service des pays qui sont déjà industrialisés.

(Mise en perspective : Cristina Silveiro)

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17/12/2014
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