Conseil de sécurité : crise syrienne et question palestinienne au menu des quinze

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Salle du Conseil de sécurité

Le Conseil de sécurité s'est réuni mercredi au Siège de l'ONU à New York pour discuter de la situation au Moyen-Orient, une réunion à laquelle une quarantaine d'orateurs devaient participer et qui a été dominée par la question palestinienne et la crise syrienne.

Lors de ce briefing mensuel, Jeffrey Feltman, le Secrétaire général adjoint aux affaires politiques, a fait le point sur les derniers développements dans la région. Selon lui, malgré les préoccupations face à la question des prisonniers palestiniens, au plan de colonisation ou aux tirs de roquettes par les Palestiniens, il existe une ”fenêtre d'opportunité” qu'il ne faut pas laisser passer en ce qui concerne le processus de paix israélo-palestinien.

Le Secrétaire général adjoint aux affaires politiques a également évoqué la situation au Golan et celle au Liban, soulignant les inquiétudes du Secrétaire général des Nations Unies face aux débordements de violence générés par la crise syrienne.

Après être revenu sur les réunions d'information relatives à la Syrie organisées par le Conseil la semaine dernière, avec d'une part les responsables humanitaires des Nations Unies, et d’autre part, l’audition du Représentant spécial conjoint de l’ONU et de la Ligue des États arabes, Lakhdar Brahimi, Jeffrey Feltman a insisté sur la nécessité d’agir en exhortant les quinze à prendre des mesures face à cette crise « sinistre ».

De son côté, le Représentant permanent de la France auprès des Nations Unies, Gérard Araud, a insisté sur les deux urgences qui dominent actuellement, selon lui, dans la région, le blocage du processus de paix israélo-palestinien et la crise syrienne.

 

Le diplomate français a réitéré l’appui de son gouvernement à une solution de deux États et s'est félicité des efforts renouvelés des États-Unis en ce sens, tout en déplorant la situation des prisonniers palestiniens détenus par Israël et en condamnant les tirs de roquettes

Concernant la Syrie, Gérard Araud a prôné le recours aux solutions déjà présentées pour mettre fin au calvaire des Syriens, notamment la saisie de la Cour pénale internationale, pour juger les crimes de guerre et les crimes contre l'humanité commis en Syrie ; le renforcement des opérations humanitaires, non seulement à l'intérieur de la Syrie, mais aussi en faveur des pays voisins qui risquent d'être déstabilisés par l'accueil des réfugiés syriens ; et surtout, une transition politique qui marque une rupture claire avec le passé et réponde aux aspirations légitimes des Syriens à choisir leur destin démocratiquement. ''Pour ce faire, nous disposons du communiqué de Genève et des précisions apportées par le Représentant spécial conjoint, M. Brahimi, devant ce Conseil, et notamment le fait que les pouvoirs présidentiels doivent être pleinement transférés à un gouvernement de transition. C'est à cette séquence – constitution d'un gouvernement de transition avec plein pouvoir exécutif puis élection – que nous devons travailler afin d'apporter les précisions nécessaires'', a déclaré Gérard Araud.

''Malheureusement, nous n'en sommes pas là. Le Président Assad a réitéré son refus la semaine dernière dans un discours qui nie la réalité même de la crise politique syrienne. La seule lueur d'espoir se situe du côté de l'opposition et nous travaillons à la nourrir'', a ajouté le Représentant permanent.

(Extrait sonore : Gérard Araud, Représentant permanent de la France auprès de Nations Unies)

Classé sous Conseil de sécurité, L'info.
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15/04/2014
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