Commission du désarmement : Angela Kane regrette les conséquences déstabilisantes du manque de confiance

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Angela Kane, Haut Représentante de Ban Ki-moon pour le désarmement

Début à New York des travaux de la session annuelle de la Commission du désarmement, sous la présidence de l'Ambassadeur de Malte, Christopher Grima. Une session qui intervient en 2013 dans un contexte particulièrement difficile et ce alors que la Conférence finale sur un Traité sur le commerce des armes vient de s'achever par un échec.

Des difficultés relevées dans son intervention liminaire, par Angela Kane, la Haut Représentante de Ban Ki-moon pour le désarmement qui a tenu à rappeler qu'un tel climat régnait en 1952, lors de la création de la Commission du désarmement. Angela Kane.

Angela Kane a fait savoir qu'à bien des égards, la communauté internationale est toujours confrontée aujourd’hui à ce problème de “manque de confiance”, et un grand nombre des plus graves menaces à la paix et la sécurité internationales ne sont que des reflets de cette affection sous-jacente.

Selon la Haut Représentante, le manque de confiance un facteur qui alimente l’instabilité au Moyen-Orient, en Asie du Sud et en Asie du Nord. Il permet d’expliquer à la fois la lenteur des progrès dans la réalisation du désarmement nucléaire mondial et la forte croissance à long terme des programmes de modernisation des armes nucléaires. Un tel manque sous-tend l’expansion continue des budgets militaires, face à des besoins non satisfait dans les domaines  sociaux et économiques. Il reflète les voix profondément discordantes à l’Assemblée générale sur nombre de résolutions relatives au désarmement, en particulier concernant les armes nucléaires, et c’est aussi une des causes de l’impasse au sein de la Conférence du désarmement.

(Extrait sonore : Angela Kane, Haut Représentante des Nations Unies pour les affaires de désarmement)

Classé sous Assemblée générale, L'info.
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26/12/2014
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