Ban Ki-moon s'entretient avec Malala, l'écolière pakistanaise attaquée par les Taliban, pour insister sur l’éducation et les droits des femmes

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“Je peux marcher. Je peux parler. Mais, je ne peux rien faire!”, a déclaré Malala Yousufzai, l’écolière pakistanaise grièvement blessée par les Taliban en octobre dernier. Des propos tenus lors d'une conversation avec le Secrétaire général Ban Ki-moon sur l’égalité entre les sexes et l’éducation, à 1.000 jours de la date-butoir que s’est fixée la communauté internationale en 2000 pour atteindre les Objectifs du Millénaire pour le développement (OMD).

Au cours d'une conversation sur Skype, le Secrétaire général, qui se trouve actuellement à Madrid, a qualifié “de symbole d’espoir, de fille de l’Organisation des Nations Unies”, l'adolescente âgée de 14 ans, qui a été attaquée par les Talibans pour s’être opposée aux restrictions imposée aux filles souhaitant aller à l’école.

Ban Ki-moon, devait ensuite donner officiellement le coup d’envoi de la campagne intitulée “Objectifs du Millénaire pour le développement – 1.000 journées d’action”, exhortant les pays à intensifier les efforts déployés pour atteindre les objectifs de lutte contre la pauvreté fixés en 2000.

«L’ONU sera toujours avec vous et les gens comme vous”, a-t-il dit à Malala.

Malala Yousufzai a dit à Ban Ki-moon qu’elle s'est portée volontaire pour travailler en faveur des droits des filles et des droits de tous les peuples.

«Lorsque nous travaillons ensemble, nous pouvons atteindre notre but et notre objectif est simple: la paix et le bonheur dans ce monde. La façon de voir la paix à travers l’éducation. C’est un honneur pour moi d’être associée à l’ONU. Je veux dire au monde à quel point l’éducation est importante. ” Elle a ajouté qu’elle veut être un leader et «se mettre au service du monde entier.”

Malala Yousufzai a été blessée à la tête et au cou, le 9 octobre 2012, lors d'une tentative d'assassinat pour s’être opposée à des restrictions que les Taliban pakistanais avaient souhaité imposer à l’éducation des filles, alors qu'elle sortait de l'école Mingora, dans la région de Swat, pour rentrer chez elle. Deux autres filles ont également été blessées au cours de cette attaque.

Les Taliban ont revendiqué la responsabilité de l’attaque, affirmant que la jeune fille était “pro-occidentale”, faisait la promotion de la culture occidentale et les avait critiqués.

«Lorsque l'on éduque une femme, on éduque une famille, une communauté et un pays», a dit Ban Ki-moon à Malala, avant d'ajouter qu'il était «profondément impressionné» et qu'il attendait avec impatience de pouvoir la rencontrer.

(Mise en perspective : Jérôme Longué)

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19/09/2014
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