Traité sur le commerce des armes : alors que la Conférence touche à sa fin, Ban Ki-moon exhorte à la détermination

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Des armes sont brulées durant une opération de désarmement au Burundi en 2004 (UN Photo/Martine Perret)

Le Secrétaire général des Nations Unies, Ban Ki-moon, a exhorté mardi les participants à la Conférence sur un traité sur le commerce des armes à prendre des mesures audacieuses pour fixer des normes internationales au commerce des armes conventionnelles.

« Les négociations se trouvent maintenant à un stade crucial », a indiqué le porte-parole de Ban Ki-moon, Martin Nesirky, lors de son point de presse quotidien au Siège de l’ONU à New York. Le Secrétaire général « appelle les États Membres à se montrer déterminés à combler les lacunes du commerce international mal réglementé des armes en concluant un accord qui ferait une différence ».

Les dernières négociations en date autour d’un traité sur le commerce des armes se sont achevées en juin 2012 sans accord. Déçu, le Secrétaire général avait parlé alors de « revers », tout en notant les progrès accomplis à partir desquels les États pouvaient avancer.

Ban Ki-moon a maintes fois répété qu’un traité vigoureux aurait un impact réel sur les vies de millions de personnes qui souffrent des conséquences des conflits armés, de la répression et des violences armées, a ajouté Martin Nesirky.

Il a rappelé qu’il existe des interrogations très nombreuses sur ce que ce traité devrait couvrir, qu’il s’agisse de savoir si les munitions devraient être pleinement prises en compte ou de la nature des critères sur lesquels les pays exportateurs d’armes devraient s’appuyer pour déterminer les catégories d’armes qui peuvent être exportées.

Ban Ki-Moon, a ajouté son porte-parole, a pleinement confiance en l’Ambassadeur de l’Australie, Peter Woolcott, qui préside la Conférence, pour orienter ses travaux vers une issue heureuse avant qu’elle ne s’achève jeudi.

« Le Secrétaire général a activement encouragé les États Membres à conclure un accord et pris contact avec certains des acteurs clefs à cette fin », a précisé Martin Nesirky.

Pratiquement tous les biens et marchandises en circulation dans le monde font l’objet d’une règlementation. Mais aucune norme internationalement agréée n’existe pour le commerce des armes, avec les risques de détournement sur le marché noir ou d’acquisition que peuvent en faire des acteurs non étatiques que cela peut comporter.

(Mise en perspective : Jérôme Longué)

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18/04/2014
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