Systèmes pénitentiaires et conditions de détention : la Rdc dans le collimateur

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Le nombre de décès en détention en Rdc aurait presque doublé en 2012 par rapport à 2010 et 2011. C'est le constat que font les Nations Unies dans une étude sur la situation des droits de l'homme dans les centres de détention en République démocratique du Congo.

La barre des décès en centres de détention en Rdc a franchi la centaine contre 54 en 2010 et 56 en 2011. L'étude des Nations Unies note que les mauvaises conditions de détention, notamment le surpeuplement, la malnutrition, l’accès limité aux soins de santé et le manque de ressources ont été les principales causes de décès. Le rapport indique également que plus de « 10 pour cent des décès (24 cas) ont été causés par la torture ou les mauvais traitements ».

L'étude résulte d'une enquête approfondie menée par les officiers des droits de l'homme des Nations Unies dans les prisons et centres de détention à travers le pays.

Navi Pillay, Haut Commissaire des Nations Unies aux droits de l'homme, est consternée par les chiffres avancés par l'enquête. « Il ne devrait jamais être permis qu’une personne privée de liberté meure de faim ou de mauvais traitements », estime Navi Pillay, qui renvoie l’Etat congolais à sa responsabilité de maintenir les prisonniers en vie et en bonne santé conformément aux normes internationales.

Tout en reconnaissant l’impact direct que le manque de ressources et d’équipements dans les services pénitentiaires a sur le nombre de morts en détention, le blâme est mis -en grande partie- sur la corruption généralisée et le manque de transparence qui affectent la gestion des prisons en Rdc.

(Mise en perspective de Maha Fayek)

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18/10/2017
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