République centrafricaine : regain de violences dans la capitale sous couvre feu

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Des pillages se poursuivaient mardi à Bangui où le nouvel homme fort de la Centrafrique, le chef rebelle Michel Djotodia devrait reconduire Nicolas Tiangaye au poste de Premier ministre après avoir annoncé qu’il prenait le pouvoir pour trois ans. Le Conseil de sécurité de l'ONU a fermement condamné ce coup d'État et a appelé toutes les parties à s’abstenir de tout acte de violence contre les civils.

Dans la confusion, le bilan des violences reste difficile à établir deux jours après le coup de force ayant permis à la rébellion Séléka de renverser dimanche le Président François Bozizé, au pouvoir depuis dix ans.

Malgré le couvre feu instauré à Bangui et en dépit des patrouilles de la Séléka et de la Force multinationale d'Afrique centrale (FOMAC) qui sillonnent la ville, les pillages ont lieu partout. Les volontaires de la Croix rouge sont déployés pour aider les blessés et ramasser les corps qui jonchent la ville.

Tout cela se passe alors même que Michel Djotodia annonce qu'il va diriger le pays pendant ce qu’il a appelé “une période de transition consensuelle de trois ans” ; période durant laquelle, il entend légiférer par ordonnances.

Sur le plan international, les fermes condamnations continuent de suivre. Le Conseil de sécurité des Nations Unies a condamné la prise du pouvoir par la force en République centrafricaine. Pour sa part, le Conseil de paix et de sécurité de l’Union africaine à décidé de suspendre la participation de la République centrafricaine dans toutes ses acticités. L'Union africaine estime que l'action des rebelles de la Séléka viole les accords de Libreville et met en péril la stabilité précaire de la République centrafricaine.

(Mise en perspective : Maha Fayek)

Classé sous L'info.
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16/04/2014
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