Personnels de l'ONU : le Secrétaire général appelle les États Membres à garantir leur sécurité

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Le Secrétaire général a exhorté lundi les pays à garantir la sécurité des milliers de personnels de l’ONU qui risquent chaque jour leurs vies pour aider les populations en détresse dans le monde entier.

« Le personnel des Nations Unies est de plus en plus vulnérable dans l’exercice de ses fonctions », a déclaré Ban Ki-moon dans le message qu’il a adressé à l’occasion de la Journée de solidarité avec les membres du personnel détenus ou portés disparus, observé aujourd’hui. « Le drapeau de l’ONU, qui représente l’espoir, la sécurité et une meilleure vie pour les personnes les plus vulnérables, est devenu maintenant une cible en certains endroits. »

En 2012, selon les rapports préliminaires, quelque 200 membres du personnel des Nations Unies ont été détenus par des autorités nationales et une trentaine a été enlevée par des acteurs non étatiques; dans 15 de ces cas, l’enlèvement était motivé par des considérations politiques et s’est mué en prise d’otages. Tous les intéressés ont été relâchés en toute sécurité. Mais la grande majorité des cas où des membres du personnel sont arrêtés, détenus ou portés disparus ne donne pas lieu à poursuites.

Quatorze ans après son entrée en vigueur, note M. Ban dans son message, la Convention sur la sécurité du personnel des Nations Unies et du personnel associé a été ratifiée par moins de la moitié des États Membres, et plus de quatre États Membres sur cinq n’ont pas encore ratifié son Protocole de 2005, qui élargit la protection au personnel des opérations des Nations Unies qui fournissent une aide humanitaire, une aide politique ou une aide au développement.

« J’engage les États Membres qui ne l’ont pas encore fait à signer et ratifier la Convention et son Protocole facultatif », indique le Secrétaire général dans son message.

La Journée de solidarité avec les membres du personnel détenus ou portés disparus est célébrée chaque année à la date anniversaire de l’enlèvement d’Alec Collett, ancien journaliste qui travaillait à l’Office de secours et de travaux des Nations Unies pour les réfugiés de Palestine dans le Proche-Orient (UNRWA) lorsqu’il a été enlevé par des hommes armés en 1985. Son corps a finalement été retrouvé dans la vallée de la Bekaa, au Liban, en 2009.

(Mise en perspective : Jérôme Longué)

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01/10/2014
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