Mali : selon la France la Mission de l'ONU pourrait être déployée cet été

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Gérard Araud, Représentant permanent de la France auprès des Nations Unies (Photo : ONU/Rick Bajornas)

Le Conseil de sécurité a examiné mercredi, lors de consultations, la possibilité de déployer une Mission de maintien de la paix au Mali. A la sortie de ce huis clos, devant les journalistes, Gérard Araud, le Représentant permanent de la France, a souligné les trois objectifs de la réunion, à savoir la mise en œuvre de la résolution 2085, le point sur les opérations militaires menées actuellement par les Français et leurs alliés sur le terrain, et enfin, les premières discussions sur les recommandations du Secrétaire général dans la perspective d’un déploiement d'une opération de l'ONU au Mali.

Devant les médias, le diplomate français a souligné que son pays est conscient des contraintes sécuritaires et que ce problème est très important. Il a fait valoir que “l'on n'envoie pas une opération de maintien de la paix dans un environnement de guerre”. Selon lui, la situation est globalement stabilisée. Il appartiendra donc au Secrétariat, et cela figurera dans la résolution, de fournir l'analyse de la sécurité et c'est sur la base de cette analyse de la sécurité que le Conseil de sécurité décidera du déploiement de la force de maintien de la paix.

L'objectif de la France est de disposer d'une résolution au mois d'avril, a poursuivi Gérard Araud. Ensuite, étant donné que le temps de déploiement de la force devrait prendre au minimum deux mois, la force envisagée pourrait être créée au début du mois de juillet, fin du mois de juin. Cela devrait donc donner le temps de voir l'évolution de la situation sur le terrain.

Gérard Araud a insisté sur la nécessité de prendre en compte la réalité du terrain. Il a rappelé que la France a dû venir au Mali très rapidement, le 9 janvier dernier, sans connaître à ce moment-là le défi à relever. La France veut terminer le travail. Elle restera aussi longtemps que nécessaire. Mais elle veut aussi quitter le Mali le plus rapidement possible. Cela signifie que dans quelques jours, elle va commencer à réduire la taille de sa présence militaire. En fait, son maintien sur place dépendra aussi de l’opération de maintien de la paix des Nations Unies, de la façon dont cette dernière sera configurée et créée. Le Représentant permanent a donc mis en avant le besoin d'adopter une approche équilibrée. Il a une nouvelle fois répété que les autorités françaises ajusteront leurs attentes et leurs décisions en fonction de la situation sur le terrain.

(Extrait sonore : Gérard Araud, Représentant permanent de la France auprès des Nations Unies)

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19/09/2014
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