Mali : plus d'efforts de réconciliation pour encourager le retour des déplacés

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Le Haut Commissariat des Nations Unies pour les réfugiés (HCR) a indiqué vendredi 1er mars que près de deux mois après le lancement de l’intervention militaire française au Mali, les déplacements internes et vers d'autres pays voisins continuent.

Malgré les améliorations de la situation sécuritaire dans certaines régions et la volonté de retour exprimée par les Maliens déplacés et réfugiés, la peur de rentrer persiste, explique le HCR.

Pour les personnes déplacées et les réfugiés, la principale inquiétude concerne l’insécurité, notamment la poursuite des combats, les attentats-suicides, les attaques de représailles contre certaines communautés, la présence de mines terrestres et de munitions non explosées dans les régions de Mopti, Gao et Tombouctou.

L’absence de services essentiels dans le nord du Mali est également un facteur. Avec peu d’écoles ouvertes sur place et les autorités gouvernementales encore absentes dans de nombreuses villes, plusieurs familles déplacées préfèrent encore attendre, au moins jusqu'à la fin de l'année scolaire.

Pour les personnes qui se trouvent en dehors du Mali, une complication supplémentaire concerne l’appartenance ethnique. La majorité des réfugiés sont touaregs ou arabes. La peur de représailles est très répandue, ainsi que la peur de la criminalité ou de la présence de djihadistes dispersés au sein de la communauté.

Selon le HCR, des efforts de réconciliation sont nécessaires d’urgence, ainsi que des efforts pour combattre l’impunité, encourager la coexistence pacifique entre les communautés, aider à la stabilisation ainsi qu’au rétablissement de la sécurité à long terme et empêcher que les crises de déplacement du Mali ne se prolongent.

(Extrait sonore : Fatoumata Lejeune-Kaba, porte-parole du HCR ; propos recueillis par Alpha Diallo)

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01/08/2014
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