Fidji : l'ONU demande une enquête indépendante sur des actes de torture commis contre deux hommes

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Rupert Colville (Photo : ONU/Jean-Marc Ferré)

Le Haut Commissariat des Nations Unies aux droits de l’homme (HCDH) a exprimé vendredi sa consternation devant une vidéo qui montre deux hommes subissant des actes de tortures à Fidji, appelant le gouvernement de ce pays à faire traduire les auteurs de ces actes en justice.

Cette vidéo de neuf minutes, visible sur des réseaux sociaux et l’Internet, montre deux hommes menottés auxquels sont infligés des actes d’une violence inouïe par un groupe d’individus.

« Si les circonstances qui ont permis de tourner cette vidéo n’ont pas encore été clairement établies, les actes qui y sont perpétrés sont illégaux et nous les condamnons fermement », a déclaré le porte-parole du HCDH, Rupert Colville, lors d’une conférence de presse donnée aujourd’hui à Genève.

Dans la vidéo, l’un des hommes est frappé de façon répétée aux pieds, aux jambes, au torse et à la tête à l’aide de différents objets, notamment des bâtons, une barre en fer et un marteau. Il est ensuite déshabillé et photographié.

Assis par terre, un autre homme reçoit lui aussi de nombreux coups de bâton et de barre de fer. Ses tortionnaires encouragent un chien à l’attaquer et celui-ci le traine sur plusieurs mètres.

« La police du Fidji a déclaré qu’ils allaient établir les faits dans cette affaire. Nous saluons cet engagement et exhortons le gouvernement à assurer que ces violations graves font l’objet d’une enquête rapide et efficace de la part d’une autorité indépendante et impartiale, et que les résultats soient rendus publics », a souligné M. Colville.

« Nous appelons également les autorités à veiller à ce que les auteurs de ces crimes atroces, qui sont visibles et facilement identifiables dans la vidéo, soient traduits en justice et que des efforts concertés soient déployés pour empêcher qu’un tel incident ne se reproduise », a-t-il ajouté en soulignant que les victimes doivent se voir offrir immédiatement un soutien médical et psychologique, ainsi que des dommages et intérêts.

M. Colville a rappelé que le HCDH était prêt à assister le gouvernement du Fidji pour éradiquer la torture et les mauvais traitements, et qu’il suivrait l’enquête de près.

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31/07/2014
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