Côte d'Ivoire : Le procès du commandant Abéhi annoncé pour le mois d'avril
Écouter /Le commissaire du gouvernement de la Côte d'Ivoire Ange Bernard Kessy a organisé jeudi après-midi un point de presse sur la situation judiciaire militaire depuis le 08 janvier 2013 jusqu'à ce jour.
Les dossiers à venir tels que l’affaire Abéhi, l'assassinat du général Robert Guei, l'inculpation d'un certain nombre d’éléments des FRCI pour assassinats et exactions des populations; de même que le cas des gendarmes poursuivis pour attentat à la sûreté de l'Etat ont été évoqués.
Selon le commissaire du gouvernement de la Côte d'Ivoire, le procès du commandant Noël Abehi démarrera le 3 avril prochain. Ange Bernard Kessi a par ailleurs précisé que le prévenu encourt une peine de 5 à 20 ans selon les circonstances.
Noël Abéhi est poursuivi selon le procureur militaire devant le tribunal pour « désertion à l'étranger »
Le lieu du déroulement du procès n'étant pas encore déterminé, Ange Bernard Kessi a néanmoins indiqué que deux endroits ont été sélectionnés, à savoir l'Ecole de police et l'Etat major.
« L'officier supérieur peut être condamné à 5 ans de prison, si nous sommes en temps de paix et à 20 ans de prison si nous sommes en période de guerre. Il nous appartient de déterminer si au moment où il partait on était en période de crise ou de paix, » a déclaré le commissaire du gouvernement.
Le premier procès de crime de sang aura également lieu en avril. Il se tiendra le 16, a précisé le procureur militaire.
Évoquant le sujet de l'assassinat du général Guéi Robert, Ange Bernard Kessi a informé la presse que la liste des inculpés dans cette affaire s'est allongée.
« Quatre personnes ont été inculpées. Il s'agit d'un général, d'un commandant, d'un lieutenant colonel et d'un sergent du nom de Kouamé Koudou, » a-t-il ajouté.
42 dossiers concernant les FRCI sont prêts. 69 personnes identifiées comme étant impliquées dans diverses infractions seront jugées.
Enfin le commissaire du gouvernement a prévenu les forces de l'ordre racketteurs qu'elles seront traquées jusqu'à ce que ce phénomène prenne fin en Côte d'Ivoire.
(Interview : Ange Bernard Kessy Commissaire du gouvernement de la Côte d'Ivoire ; propos recueillis par Jean-Noël kouamé)
