Conseil des droits de l'homme : Navi Pillay dénonce les ravages de la corruption

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Le Conseil des droits de l’homme a tenu, ce mercredi 13 mars à Genève, un débat sur les effets négatifs de la corruption sur la jouissance des droits de l’homme. A cette occasion, la Haut Commissaire des Nations Unies aux droits de l’homme a indiqué que la corruption n’est pas uniquement limitée à certains pays, régions, sociétés ou traditions. Ce problème empoisonne aussi le fonctionnement du secteur public, des entreprises ou du sport. A titre d’exemple, Navi Pillay note que les dessous-de-table et vols imposent un surcoût de 40 % aux projets d’adduction d’eau et d’assainissement.

La corruption tue et les sommes détournées chaque année à ce titre permettraient de nourrir 80 fois les affamés du monde. Devant le Conseil des droits de l’homme de l’ONU, Navi Pillay n'y va pas avec le dos de la cuillère en soulignant que près de 870 millions de personnes s’endorment chaque soir le ventre vide, dont une majorité d’enfants. Selon la Cheffe des droits de l’homme de l’ONU, les dessous-de-table et autres vols imposent aussi un surcoût de 40 % aux projets d’adduction d’eau et d’assainissement. Il est donc certain qu’en termes pratiques la corruption est un obstacle immense à la réalisation de tous les droits humains.

Selon Navi Pillay, la corruption viole les principes fondamentaux des droits de l’homme que sont la transparence, la responsabilité, la non-discrimination et la participation à la vie sociale. À l’inverse, l’application de ces principes constitue le meilleur moyen de lutter contre la corruption.

C’est pourquoi les organismes de droits de l’homme des Nations Unies prennent toujours plus d’initiatives dans ce domaine. Il importe à cet égard d’améliorer la synergie entre la Convention des Nations unies contre la corruption et les autres instruments internationaux de droits de l’homme. Au niveau politique, le renforcement de l’action de l’Office des Nations Unies contre la drogue et le crime, du Programme des Nations Unies pour le développement, du Haut Commissariat des Nations Unies aux droits de l’homme et de la société civile témoigne de cet effort.

(Mise en perspective d’Alpha Diallo, avec un extrait sonore de Navi Pillay, Haut Commissaire des Nations Unies aux droits de l’homme)

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20/10/2017
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