Conseil de sécurité sur la RDC : les doléances de Ban Ki-moon

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Au Conseil de sécurité des Nations Unies Ban ki-moon a fait la relecture d'une page d'histoire récente de la RDC et des efforts déployés par son organisation pour ramener la paix dans ce pays, avant de passer aux doléances.

L'histoire récente est celle de la mutinerie du M23 qui a débuté en avril 2012 en ajoutant une autre vague de misère à l’est de la République démocratique du Congo.

Des centaines de milliers de personnes ont été déplacées. D’innombrables innocents, hommes, femmes et enfants, victimes d’actes horribles, de violence, de viols et d’autres formes de violences sexuelles, d'enlèvements, d'exécutions sommaires…

Ban Ki-moon ne se fait pas d'illusion: les combats ont cessé, mais l’insécurité prévaut à l'est et dans d'autres régions de la RDC; d'où son appel à une solidarité internationale pour briser ce cycle de la violence.

Le Secrétaire général de l'ONU a tous les arguments pour convaincre que les Nations Unies peuvent s’engager et s'attaquer collectivement aux causes profondes de cette violence. Elles ont d'ailleurs marqué quelques avancées dans ce sens.

Cela fait plusieurs mois que l'ONU travaille à une solution de sortie de crise et de retour à une stabilité pérenne en RDC, explique Ban Ki-moon. Des réunions importantes ont été tenues en marge de la 67ème session de l'Assemblée générale et du sommet de l'union africaine en janvier. Ces réunions ont été suivies des accords d'Addis Abeba.

Ban Ki-moon énumére leurs points saillants: Ils ont été ancrés dans la volonté politique des dirigeants de tous les pays de la région. Ils entendent s’attaquer aux causes structurelles qui alimentent l’instabilité en RDC.

Ils devront respecter la souveraineté, l’intégrité territoriale, les préoccupations et les intérêts légitimes de tous les pays concernés.

Et ils exigent l’engagement et le soutien à long terme de la communauté internationale.

Onze pays de la région des Grands Lacs se sont engagés à respecter la souveraineté et l’intégrité de leurs voisins, à renforcer l’intégration économique et à ne tolérer ni fournir de soutien aux groupes armés.

Tout cela encourage le patron de l'ONU à demander de l'aide au Conseil en l'exhortant à approuver la création de la brigade d'intervention au sein de la MONUSCO. Cette brigade d’intervention aura la capacité de mener, avec ou sans les FARDC, des opérations offensives contre les groupes armés qui menacent la paix dans l’est du pays. Sa création vise à répondre aux menaces imminentes pour la stabilité et à fournir la réponse la plus appropriée à la situation de conflit actif dans laquelle s'est trouvée la MONUSCO pendant plusieurs années.

Mais pour que cela puisse se faire rapidement Ban Ki-moon compte sur l'aide des pays contributeurs de troupes et sur le vote d'une résolution du Conseil en faveur d'un déploiement rapide de la brigade d'intervention.

Dans la même foulée, il nommera un Envoyé spécial qui, de concert avec les intervenants concernés, appuiera la mise en œuvre du processus de stabilisation de l'est également accompagné d'une refonte de l'armée congolaise, et ce, par le biais d'une évaluation périodique des avancées réalisées sur le terrain.

(Mise en perspective de Maha Fayek ; avec des extraits sonores de Ban Ki-moon, Secrétaire général des Nations Unies)

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24/10/2014
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