Commerce des armes : l'impérieuse nécessité de conclure un traité

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La Conférence finale des Nations Unies pour un traité sur le commerce des armes a ouvert lundi matin, à New York ses travaux. Sous la présidence de l'Ambassadeur Peter Woolcott de l’Australie, les 193 États Membres de l'ONU disposent de moins de deux semaines pour reprendre et conclure les négociations en vue de parvenir à un texte capital pour réglementer le commerce des armes conventionnelles.

Or, comme le soulignent de nombreux acteurs et observateurs, à commencer par le Secrétaire général de l'ONU, Ban Ki-moon, il y a urgence et le temps imparti pour y arriver est limité.

Le Secrétaire général des Nations Unies ne ménage aucun effort pour que le traité sur le commerce des armes soit conclu d'ici le 28 mars. Il rappelle que cela fait déjà sept ans que les négociations ont commencé et n'a pas hésité a qualifié de ”revers” la conclusion infructueuse des travaux de la précédente session réunie durant quatre semaine au Siège de l'ONU entre juin et juillet 2012.

Aussi, dans ses différents messages adressés à l'occasion de la tenue de la Conférence, le Secrétaire général argumente sur tous les fronts. D'abord en rappelant que le commerce des armes classiques touche nombre de questions complexes comme la sécurité nationale, le commerce, les droits de l’homme. Ensuite, en faisant remarquer que même les T-shirts, les jouets, les tomates et les meubles n'échappent pas aux normes internationales.

Mais surtout, Ban Ki-moon dresse un dramatique constat : chaque année, la violence armée tue plus d’un demi-million de personnes, souvent des civils, affectant de nombreuses familles et communautés. Du coup, l'ensemble des activités de l'ONU sont touchées: maintien de la paix, action humanitaire, autonomisation des femmes etc…

Plus grave, des groupes non étatiques y compris  les cartels de la drogue, disposent d'arsenaux bien plus importants que ceux de la plupart des armées nationales. Aussi, la conclusion d'un traité sur le commerce des armes enverrait un cinglant avertissement aux seigneurs de la guerre, aux pirates, criminels, et terroristes. Enfin, le traité renforcerait l’état de droit en améliorant les normes internationales contre le trafic, l’abus et la prolifération illicite des armes et des munitions.

(Mise en perspective : Jérôme Longué)

Classé sous Assemblée générale, L'info.
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19/09/2014
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