Syrie : crimes de guerre perpétrés par tous les belligérants

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Une vue de la conférence de presse sur la Syrie tenue au Palais des Nations à Genève (Photo: ONU/J. M. Ferré)

La Commission d’enquête internationale de l’ONU sur la Syrie a présenté ce lundi à Genève son 4e rapport sur le conflit. Dans ce nouveau rapport, basé sur presque 450 interviews, la commission indique que la situation s’est aggravée, dans une spirale de violence de plus en plus sectaire, avec une conduite des opérations de plus en plus radicale et militarisée. Les experts accusent les deux parties de crimes de guerre.  Toutefois la Commission note que les violations et abus commis par les groupes armés anti-gouvernementaux n’ont pas atteint l’intensité et l’échelle de ceux commis par les forces gouvernementales.

 

Ce nouveau rapport sur la Syrie est accablant et accuse les deux principaux protagonistes de crimes de guerre. Accablant pour un conflit devenu de plus en plus sectaire, avec une conduite des opérations de plus en plus radicale et militarisée. Et la profondeur de cette tragédie syrienne se reflète par le nombre des victimes et les expériences atroces relatées par les survivants. Le rapport accuse ainsi les forces gouvernementales d'avoir commis des crimes contre l’humanité, des meurtres, des actes de torture ou des viols. La commission a fustigé de la même manière les rebelles accusés de crimes de guerre, y compris des meurtres, des actes de torture et des prises d’otage. Les deux parties du conflit continuent ainsi de violer les règles internationales de droits des enfants en les utilisant comme des fantassins.

Selon Carla del Ponte, membre de la commission d’enquête sur la Syrie, vu l’escalade du conflit et la gravité des faits, « la commission recommande notamment au Conseil de sécurité de l’ONU de prendre les mesures appropriées et de saisir la Cour pénale internationale (CPI) ».

A cet égard, la Commission d'enquête remettra en mars prochain à Navi Pillay, Chef des droits de l'homme de l'ONU, une liste confidentielle de noms d’individus et d’unités considérés comme responsables de ces atrocités en Syrie. En attendant de mettre en route la justice internationale.

(Mise en perspective d'Alpha Diallo à Genève)

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18/04/2014
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